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7 idées d’activités créatives avec des pâquerettes.

Dans cet article, vous trouverez :

  • De nombreuses légendes sur la pâquerette : nos ancêtres autour du monde accordaient plus d’attention à cette petite fleur que nous.
  • 7 idées d’activités créatives, gustatives et cosmétiques autour des pâquerettes.

J’adooore cette saison. Et j’adooore les pâquerettes. Notre gazon ne désemplit pas de ces petites fleurs blanches. Nous tondons, elles repoussent. C’est une manne qui semble inépuisable, du moins pendant quelques mois. C’est notre quatrième printemps dans notre jardin. Nous avons donc eu de multiples occasions d’explorer le potentiel de ces belles, bellis perennis de leur nom latin.

Légendes autour des pâquerettes

Eugène Rolland rapporte la légende suivante dans son livre « Flore populaire ou histoire naturelle des plantes dans leurs rapports avec la linguistique et le folklore ». La pâquerette serait née des larmes versées par Marie Madeleine quand elle ne trouva pas Jésus dans son tombeau au jour de sa résurrection.

Selon une autre croyance populaire, les pâquerettes auraient d’abord été complètement blanches. Un petit berger, l’offrit à Jésus, qui le baisa du bout des lèvres. Le cœur de la fleur devint jaune d’or et que le bord se marqua de rose à l’endroit du baiser. Une autre légende veut qu’un jour l’enfant Jésus se piqua avec une épine. Pour le consoler sa mère lui cueillit une pâquerette. Une goutte de sang coula sur la corolle et depuis, les pétales de la petite fleur sont teintés de rose.

Les celtes pensaient que les pâquerettes avaient le pouvoir d’arrêter la croissance. Une fée Milka en aurait donné en cachette à un prince pour qu’il reste à tout jamais enfant.

Une légende nordique raconte que dans les sombres forêts les arbres souffraient de ne pas voir le ciel bleu durant l’hiver. Baldur, dieu de la lumière, fit apparaître à leurs pieds une toute petite fleur en forme d’œil – une pâquerette – pour les prévenir de l’arrivée du printemps.

La nymphe romain Belidès se transforma en pâquerette pour échapper aux avances de Vertumnus , le dieu des saisons, et de la croissance des plantes.

Que d’histoires pour une petite fleur bien modeste et bien souvent ignorée de nos jours !

Comment utiliser les pâquerettes ?

Il est toujours possible de faire des mini bouquets. Malheureusement, ces petites fleurs sont plus résistantes dans le sol que dans un vase. Alors, que faire d’autre ? Nous sommes passé à l’action.

1. Grignoter
Dans leur section du jardin, nos lapins Roudoudou, Petidou et Cachou adorent croquer une petite fleur par ci par là. Pas besoin de préciser qu’ils ont toujours la priorité. Nous jouons avec celles qu’ils ont bien voulu nous laisser.

Les paquerettes comme snacks pour lapins.

2. Observer
Avec une loupe, ou à quatre pattes et le nez dans le gazon (au ras des pâquerettes 😊), les lutins aiment observer les fleurs. Observer est une première étape importante pour apprécier la nature.

Observer une paquerette a la loupe pour mieux apprecier la nature.
Peindre avec des paquerettes

3. Dessiner et peindre
Bien sûr, nous pouvons dessiner ou peindre une pâquerette sur une feuille. Nous pouvons aussi les tremper dans la gouache pour s’en servir de pinceau – tampon naturel. Ou bien nous les posons sur du papier, et tamponnons de la couleur autour pour créer une empreinte. Il y a plus d’une manière de créer avec une fleur. Laissons gambader notre imagination.

4. Coller
Toujours dans la catégorie arts visuels, nous réalisons des tableaux floraux avec des herbes, des fleurs et des pétales de saisons. La pâquerette est une ressource abondante.

5. Tresser
Avec une aiguille, et un peu de patience et dextérité, petit lutin a percé les cœurs jaunes pour créer une jolie guirlande. Ces guirlandes ne tiennent pas très longtemps, mais font une très jolie décoration printanière. C’est un excellent exercice de motricité fine.

Faire une guirlande de paquerette pour developper la matricite fine.
Salade verte avec des paquerettes

6. Grignoter encore
De nombreuses études ont identifié de multiples propriétés aux pâquerettes. Elles contiennent de la vitamine A et des minéraux (potassium, calcium, magnesium, phosphore, fer). Au-delà de leurs propriétés, je trouve qu’elles décorent à merveille mes salades. Les fleurs ont un goût légèrement amer, et les fleurs chatouillent un peu la gorge. Cette semaine, j’ai bien envie de tester une omelette aux épinards et aux fleurs.

7. Hydrater
Pour la deuxième année, nous avons réalisé de l’huile de pâquerettes. Nous ramassons les plus belles fleurs et les faisons sécher. Puis nous les faisons macérer dans de l’huile végétale (pour nous de l’huile de tournesol organique). Après quelques semaines, elle prend une belle couleur dorée. Filtrée, et avec quelques gouttes de vitamine E, elle se conservera plus longtemps. Cette huile nous a servi tout l’hiver dernier pour nous hydrater le corps. Elle a un effet tonifiant et raffermissant des tissus: elle est recommandée pour hydrater la poitrine ou pour le ventre des femmes enceintes. Christophe, d’Althéa Provence, la nomme « l’esthéticienne des prés ». Vous pouvez consulter son article très complet sur les multiples vertues médicinales de la belle.

Ces idées vous inspirent-elles ? Et vous, que faites-vous avec des pâquerettes ?

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Plaisir des yeux: Sous le soleil de Pissaro exactement

Ca y est. Il fait enfin beau. Il était temps vu que l’on est déjà au mois de juin.

Alors célébrons l’arrivée de l’été avec ce magnifique lever de soleil coloré de l’artiste impressionniste Camille Pissaro. Il représente tout ce dont j’ai besoin en ce moment : la chaleur, la mer, un grand bol d’air frais.

Et vous, vous rêvez à quoi en ce moment ?

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Une poupée-câlin pour la fête des mères

Dans ce post, vous trouverez :

  • Les plus beaux câlins entre mamans et enfants de l’histoire de la peinture
  • Un bricolage facile pour que les enfants réalisent eux aussi un câlin artistique à offrir à leur maman

Tic tac tic tac, le compte à rebours pour la fête des mères 2021 a commencé. Il ne reste plus qu’une semaine pour réaliser un petit cadeau créatif pour faire plaisir aux mamans. Je vous propose ici une idée rapide et pleine de charme.

Les plus beaux câlins entre mamans et enfants de l’histoire de la peinture

Avez-vous remarqué combien d’artistes de part le monde ont peint ou créé des œuvres sur le thème de la mère et l’enfant ? Et je ne parle même pas de la Madone et de l’enfant Jésus. Juste des mamans et de leur progéniture. Voici ici une petite sélection.

Vous préférez laquelle ? Moi, j’avoue que j’aime beaucoup celles de Marie Cassat (Avez-vous lu mon post précédent sur ce thème ?). J’ai eu aussi un coup de cœur pour le couple coloré du peintre mongol Zaya.

Vous remarquez quelque chose ?

A travers les siècles, à travers les continents, de nombreuses œuvres présentent des mères qui couvent leurs petits, qui les serrent dans leurs bras, qui offrent des câlins, des baisers… Et des enfants qui le leur rende bien. Parce qu’au-delà des défis du quotidien, des responsabilités, des incompatibilités d’humeur, c’est cela l’image que l’on veut garder d’une maman : la sécurité des bras et l’amour inconditionnel.

Bon, je suis d’accord, la relation mère-enfant n’est pas forcément rose tous les jours. Mais c’est tout de même une belle image…. Et puis le câlin est un thème plus esthétique pour célébrer la fête des mères que… les couches-culottes ou la bataille des repas par exemple.

Bricolage : Les petites poupées câlins

Pour réaliser ces petites poupées-câlins, nous avons utilisé :

  • Du carton un peu épais
  • De la peinture acrylique
  • De la colle blanche

Notre activité :

  1. Nous avons découpé une forme de « 8 » d’environ 20 à 25 cm de long dans le carton : Ce sera la maman.

  2. Nous avons aussi découpé une forme de haricot, un peu plus courte que le ventre de la maman. Ce sera […suspense….] l’enfant.
Decouper les formes en carton pour les poupées
Peindre les formes en carton des poupées

3. Nous avons choisi 2 couleurs qui contrastent l’une avec l’autre, et peint la maman avec une et l’enfant avec l’autre. (Ici nous avons rouge/jaune, mauve/turquoise, rouge/bleu et rouge/turquoise.)

… Un petit tour de trampoline pendant que les premières couches de peinture sèches …

Voici notre collection colorée de poupées mamans et bébés
Peindre des motifs complémentaires sur les poupées mamans et bébés

4. Nous avons chacun choisi des motifs pour décorer nos poupées : lignes, points, courbes, quadrillage, ou même rien ! Les motifs de l’enfant ont été peints avec la même couleur que le corps de la maman et vice-versa. Sur certaines, nous avons aussi peint un rond représentant un visage très stylisé.

L’idée était de montrer par des couleurs opposées et des motifs différents que la maman et l’enfant sont proches biologiquement et émotionnellement, mais restent chacun des individus à part entière (donc distincts).

Poupées jaunes et rouges

… Une petite partie de trap-trap durant le séchage …

Poupées vertes et turquoises

5. Nous avons collé l’enfant sur la maman, en position verticale, inclinée d’un côté ou de l’autre, au choix du jeune créateur.

Et voilà ! Un couple maman-enfant bien coloré en train de se faire un gros câlin.

On peut bien sûr écrire un petit mot d’amour pour sa maman au dos de la poupée-câlin.

Poupées rouges et turquoises

J’espère que ces poupées vous plaisent. Je vous souhaite une bonne semaine créative !

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Plaisir des yeux: La beauté se cache partout

A votre avis, qui est l’auteur de cette œuvre?

Je vous laisse réflechir quelque secondes.

Ne trichez pas.

Ne regardez pas encore la réponse.

Techniquement, cette photo a été prise par Umberto Salvagnin (au passage, merci Umberto pour le partage sur Flickr). Mais la vraie artiste, c’est la nature. Car ce que vous voyez est en fait une feuille de chicorée vue en (TRES) gros plan, au microscope.

Ces motifs sont dignes d’œuvres abstraites. Ils pourraient résulter d’un processus complexe de teinture en mode tie-dye. Mais en fait, ils ne sont pas le fruit de la créativité humaine. Ils existent partout autour de nous.

Bien sûr, nous ne nous promenons pas tous avec un microscope à la main. Mais en termes d’esthétique, avouons que la nature est reine. Alors ouvrons grands nos yeux et apprécions. La nature est partout. Sa beauté est partout.

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Des natures mortes à la manière de Salvador Dali

Dans ce post, vous trouverez

  • Les points forts de notre discussion sur Salvador Dali et la nourriture.
  • Une activité : la création de nature morte sur le thème de la beauté comestible
  • Un mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

Flashback sur mon examen d’espagnol lorsque j’avais 18 ans : nous devions faire une présentation orale de 30 minutes sur un sujet de notre choix. J’avais choisi de parler de Salvador Dali et en particulier de la beauté comestible. J’avais décidé d’illustrer ma présentation en « recréant » – de manière très libre – le « Buste de femme rétrospectif » avec une tête à coiffer, une baguette de pain, et quelques fourmis du jardin. C’était un pari risqué, mais ma professeure était assez originale et j’avais eu une très bonne note !

Mes lutins ont découvert Salvador Dali il y a quelques années. Son originalité a marqué leur mémoire. Lorsqu’Evan a mentionné qu’il voudrait bien explorer de nouveau cet artiste, je ne savais pas trop par où commencer parmi les centaines d’œuvres du maître. Puis, j’ai repensé à ce thème. Nous avons donc embarqué pour un voyage surréalistico-culinaire.

Parlons de Dali, de nourriture et de créativité

Le saviez-vous ? Lorsque Dali était enfant, il voulait devenir cuisinier. Il a finalement changé de voie, avec un certain succès. Et pourtant… De la corbeille de pain qui l’a fait connaître hors d’Espagne, au livre de recette « Les dîners de Gala », en passant par les baguettes géantes, la passion de la nourriture ne l’a jamais quitté.

Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante
Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante (1968) © Getty

Nous avons donc observé et discuté d’une dizaine de tableaux et compositions incluant des aliments.

*** Si vous voulez découvrir ces œuvres, laissez-moi un commentaire ci-dessous. Je vous enverrai notre fichier découverte. ***

Mais, me direz-vous, comment discuter avec ses enfants si on ne connait pas grand-chose à Dali. Pas de panique ! Nous ne sommes pas là pour devenir des spécialistes. D’ailleurs, je ne suis pas une spécialiste non plus. Dans mon fichier, il y a quelques informations sympas à partager avec les enfants, des anecdotes rigolotes (parce qu’une bonne rigolade crée des souvenirs plus durables qu’un long discours).

Mais le plus gros de nos discussions est basé sur nos observations. Je ferai un post plus détaillé un de ces jours sur le sujet. Mais en gros, nous décrivons ce que nous voyons, ce à quoi ça nous fait penser, et parfois les émotions que cela nous inspire : bref, nous avons notre propre interprétation.  Et ça, tout le monde est capable de le faire.

C’est vrai qu’on ne saura toujours pas pourquoi Dali mettaient des fourmis dans ses tableaux. Mais quelle qu’elle soit, l’interprétation de Dali ne change rien à ce que nous, public, nous ressentons face à ses fourmis. (Bon, vous voulez vraiment savoir ? En fait, Dali associait les fourmis à la putréfaction. C’est un animal qui l’inspire et le répulse en même temps.).

Quelques points forts de notre discussion :

Les enfants ont rapidement remarqué que les paysages de fond de toile sont souvent similaires (inspirés de sa région natale). Et bien sûr, ils ont passé un certain temps à relever les détails bizarres (on dirait que la poêle a fondu, que l’escargot veut parler au téléphone, etc.)

Dans les Corbeilles de pain de Dali, le pain est coupé, et parfois mordu, alors que la plupart des artistes peignent des pains entiers… D’après les garçons, peut-être parce que Dali aimait trop le pain, et ne pouvait pas s’empêcher d’en croquer un morceau pendant sa séance de peinture !

Le Téléphone homard les a beaucoup interpelés.

Que dit le téléphone homard quand on décroche ? « A l’eau ! » (Blague d’Evan)

Nous nous sommes amusés à faire une version plus personnelle et plus contemporaine. Ça vous plaît ?

A propos du « Portrait de Gala portant deux côtelettes en équilibre sur son épaule », le maître aurait dit : « J’aime les côtelettes et j’aime ma femme, je ne vois aucune raison de ne pas les peindre ensemble ». Cette merveilleuse citation nous a énormément fait rire. Et nous avons inventé quelques analogies savoureuses.

  • J’aime mon lapin et j’aime les pâtes. On pourrait dessiner notre Roudoudou sur un lit de spaghettis.
  • J’aime mes grands-parents et j’aime les glaces. On pourrait peindre les grands-parents avec des glaces fondantes en guise de chapeaux.
  • J’aime mes fils et j’aime le chocolat. Je vais les photographier barbouillés de chocolat… Non, ça, ça arrive tout le temps. Cela ne serait même pas original.

Ces associations improbables nous ont naturellement conduits vers une petite activité créative.

Créer une nature morte à la manière de Dali sur le thème de la beauté comestible

Nous avons utilisé :

  • Des aliments divers et variés
  • Des objets divers et variés
  • Un appareil photo

Je pense que vous avez déjà tout le matériel nécessaire chez vous.

Les enfants avaient la possibilité d’utiliser tout ce qui leur tombaient sous la main. Mais j’avoue que cela peut être un peu déstabilisant. Pour simplifier, on peut préparer une collection d’objets et d’aliments à l’avance.

Les instructions : Tu vas créer

  • une œuvre en 3 dimensions (une composition)
  • … avec au moins un aliment
  • … et avec au moins un objet trouvé dans la maison
  • … que tu trouves jolie
  • … mais pas trop sérieuse. Les éléments n’ont pas besoin de bien aller ensemble… au contraire. Plus c’est fou, plus c’est Dali.

Les enfants ont donc fait des essais. J’ai beaucoup aimé les observer durant ce temps créatif. Prendre un élément, le placer, le déplacer, l’enlever parfois…  jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits du résultat final. Voici les créations.

Je vous présente de gauche à droite :

La baguette magique (moi aussi j’avais très envie de jouer)

Alors, qu’est-ce-que cela vous inspire ?

Mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

  1. Quel aliment a inspiré les fameuses montres molles?
  • Un camembert coulant
  • Une crèpe retombée à côté de la pöele
  • Un œuf au plat

2. Quel est le plat préféré de Dali?

  • Le homard
  • Les oursins
  • La mousse au chocolat Lanvin

3. De quelle marque de nourriture Dali a créé le logo?

  • Une marque de camembert
  • Une marque de chocolat
  • Une marque de bonbons

Vous voulez vérifier vos réponses ? Elles sont dans mon fichier de découverte. N’oubliez pas de commenter ci-dessous pour le recevoir gratuitement. N’hésitez pas à partager vos belles œuvres avec nous. Et n’oubliez pas :

« La beauté sera comestible ou ne sera pas » (Salvador Dali)

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Plaisir des yeux: Mother’s kiss de Mary Cassat

Mary Cassat a peint de nombreux tableaux célébrant le lien d’amour entre une maman et ses enfants. J’aime particulièrement celui-ci. La robe de la maman, à peine esquissée, se fond dans l’arrière-plan. L’accent est mis sur l’enfant, et sur les mains et le visage de la maman.

Parce que c’est ça, être une maman. C’est embrasser, tenir, rassurer, donner de l’amour de manière inconditionnelle. Et l’enfant nous accorde sa confiance en retour. Quelle belle récompense !

Dimanche dernier, c’était la fête des mères dans de nombreux pays. Les mamans françaises seront fêtées dans une dizaine de jours. Mais avec un enfant dans les bras, n’est-ce-pas la fête des mères tous les jours? Je vais de ce pas faire un gros câlin avec mes lutins.

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Plaisir des yeux: May Day (Fêtes de mai)

A l’ère de la covid, qu’il semble loin le temps où les gens pouvaient se rassembler et fêter ensemble, où les enfants pouvaient se donner la main pour une ronde sans avoir à se passer ensuite au gel désinfectant.

Maurice Prendergast (1858 – 1924) est un artiste américain post impressionniste du début du XX siècle. Il a peint plusieurs aquarelles sur les fêtes de Mai à Central Park. J’aime beaucoup l’atmosphère qui s’en dégagent. On sent les gens heureux du retour des beaux jours et du plaisir d’être ensemble.

Allez, bon courage à tous. On finira bien par en voir le bout.

Publié dans Art, Nature, Saisons

Plaisir des yeux : les cerisiers d’Hiroshige

En ce beau jour de la terre, je vous offre un petit moment de beauté autour des cerisiers en fleurs de l’artiste japonais Hiroshige (1797 – 1858). Parce qu’un peu de beauté nous aidera certainement à finir cette semaine.

Les sakuras japonais sont célèbres et des visiteurs viennent du monde entier pour les admirer. Les cerisiers de Bonn sont moins connus, mais tout aussi magnifiques (Cette opinion ne concerne que moi. Je ne suis pas allée au Japon. Amis japonais, si vous m’invitez, je suis prête à réviser mon opinion.)

Ces œuvres japonaises font partie de l’art Ukiyo-e, c’est-à-dire des œuvres faites à partir de block de bois sculptés, couverts d’encre appliqués sur du papier.

Il y a des activités sympas inspirées de cet art à faire avec les enfants. Si cela vous intéresse, laissez-moi un petit mot dans les commentaires. Je vous montrerai ça bientôt.

Bon mercredi, et bonne deuxième partie de semaine.

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A la découverte du corps : de Léonard De Vinci à Guilem

Dans cet article, vous trouverez :

  • Deux idées d’activités pour découvir le corps humain: le squelette et les organes.
  • Nos explorations et réflexions sur les écorchés de Léonard de Vinci
  • Le quiz qui Guilem a spécialement concocté pour vous, pour voir si vous connaissez bien votre corps. Bonne chance !

Guilem s’est pris d’une soudaine passion pour le corps humain. L’an dernier déjà, il avait eu une période squelette. Cette fois, il voulait découvrir les organes. « Maman, demain on peut faire des activités sur le corps ? » Bien entendu, mon chéri. Comment résister à une telle demande ? Mon fils veut apprendre. Et comme le dit Dr Maria Montessori, suivons l’enfant.

Heureusement, j’avais trouvé de fabuleux fichiers sur le blog : http://montessorietcie.eklablog.com/. Les fichiers comportent l’un les os principaux du squelette, l’autre les organes. Le tout forme un corps d’un mètre.

Découvrir les parties du squelette

Lorsqu’il avait joué avec les os, Guilem mesurait à peu près un mètre. Pile poil comme modèle ! J’avais tracé le contour de son corps sur une grande feuille. Il avait donc pu monter « son » squelette. Et ça l’avait vraiment bien amusé.

Découvrir les organes

Depuis, il a un peu grandi, mais notre « corps » a toujours la côte. Et les organes l’ont peu à peu garni. C’est un peu plus compliqué qu’un squelette avec les différents morceaux qui se chevauchent.

Silhouette d'enfant avec les organes en position (taille: 1 metre)

Les écorchés de Léonard de Vinci

Du coup, les questionnements ont jailli. Comment sait-on où est le foie, la rate ? Qui a découvert tout ça ? C’était le moment de dégainer Léonard de Vinci. Saviez-vous qu’en plus d’être un peintre et inventeur de génie, il est aussi un des pionniers de l’étude de l’anatomie du corps humain ? Nous avons regardé plusieurs de ses dessins. Quand on pense que De Vinci a réalisé ces dessins il y a plus de 500 ans, c’est fascinant !

Bien sûr, il y a d’autres artistes qui ont peint les détails du corps humains, et nous avons aussi regardé quelques-uns de ces écorchés. Mais j’avoue que les enfants ont été impressionnés, voire un peu effrayés. (Si vous voulez juger par vous-même, ceux-ci sont assez représentatifs : Jacques-Fabien Gautier-Dagoty (1746) https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Jacques-Fabien_Gautier-Dagoty,_French_-_Muscles_of_the_Back_-_Google_Art_Project.jpg?uselang=fr; Charles Landseer (1813) https://commons.wikimedia.org/wiki/File:An_%C3%A9corch%C3%A9_figure_(life-size),_lying_prone_on_a_table_Wellcome_L0020561.jpg?uselang=fr).

Cette découverte s’est accompagnée d’une franche discussion.

  • Non, je ne sais pas qui sont les gens sur les dessins.
  • Oui, ils étaient morts avant qu’on n’explore l’intérieur de leur corps.
  • Non, je ne sais pas de quoi ils sont morts.
  • Et je ne sais pas non plus si on les a recousus après (mais je pense que oui, tout de même, par respect).
  • Non je ne sais pas si cela sentait mauvais (en même temps, il n’y avait pas de frigo à l’époque, alors à moins de travailler dehors en plein hiver…).

Mais je me trompe peut-être. Si vous avez des infos à ce sujet, SVP partagez-les avec moi. Je m’émerveille toujours de l’étendue de la curiosité des enfants. Une fois adulte, on prend beaucoup de choses pour acquises. Du coup, on n’est pas toujours prêts à répondre à ces questions candides et fascinantes.

Le quiz de Guilem sur le corps humain

Nous avons ressorti quelques livres de la bibliothèque, dont: Le Corps, L’encyclopédie Larousse 6/9 ans. Guilem l’a lu plusieurs fois, et depuis il nous quizze à toute heure.

  • Quelle est la longueur de des intestins ?
  • Combien d’os y a-t-il dans le corps humain ?
  • Quelle est l’épaisseur de la peau ?
  • Quelle quantité de liquide le corps perd-il chaque jour (pipi, salive, transpiration) ?

Connaissez-vous les réponses ? Elles sont à la fin de ce post. C’est en partageant avec les autres que Guilem retient le mieux… et du coup nous apprenons plein de choses aussi.

Vos enfants aussi s’intéressent au corps humain ? Quels outils utilisez-vous pour répondre à leurs questions ?

Les réponses du quiz

  • Quelle est la longueur des intestins ? 6 mètres
  • Combien d’os y a-t-il dans le corps humain ? 206 os
  • Quelle est l’épaisseur de la peau ? 1 mm
  • Quelle quantité de liquide le corps perd-il chaque jour (pipi, salive, transpiration) ? 1.5 à 2 litres par jour. C’est pour cela qu’il est recommandé de boire 2 litres d’eau par jour… J’espère que mon lutin se souviendra de cette info.
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Plaisir des yeux : le magnolia de Matisse

Je vous offre un petit moment de beauté autour du magnolia pour célébrer le milieu de la semaine : le magnifique arbre en fleurs de mon jardin – dans lequel les lutins adorent grimper – et un tableau de Matisse.

Cet arbre était déjà grand lorsque nous avons emménagé durant l’hiver 2017-2018. Quelle surprise de le voir fleurir durant le premier printemps. Et chaque année, il nous offre ce spectacle magnifique. Son cycle de vie est intéressant : les bourgeons sont sur l’arbre presque tout l’hiver. Les fleurs s’ouvrent vers le mois d’avril. Puis les feuilles poussent. Parfois nous avons la chance d’avoir une deuxième floraison plus tardive. Puis un gros fruit vert apparait (désolé je ne connais pas le nom botanique). Les feuilles tombent. Les bourgeons apparaissent et on recommence.

Evan et Guilem adorent grimper dans ses branches toute l’année. Mais c’est au printemps que les photos sont les plus jolies.

Les magnolias ont inspiré plusieurs artistes, dont Henri Matisse. J’aime beaucoup ses toiles sur fond rouge dont cette « Nature morte aux magnolias » de 1941. La fleur est coupée et pourtant son énergie irradie et semble éclairer les objets sur la table.

Bon mercredi, et bonne deuxième partie de semaine.

Credit photo: Tableau de Matisse: Benjamin, 2011, Flickr