Publié dans Activite manuelle, Art, Creativite, Nature

Du beach art pour s’occuper à la plage

Dans cet article, vous trouverez:
– Une de nos sources d’inspiration pour le land art et le beach art
– Nos œuvres créatives à la plage : tableaux figuratifs, bonhommes de sable et mandalas
– Une réflexion sur ce que nous aimons et apprenons avec le beach art

Land art et beach art

Depuis les années 60, de nombreux artistes ont exploré un nouveau concept d’art : le Land Art. Ces œuvres utilisent des matériaux naturels : du bois, des rochers, des la végétation. Souvent, elles sont éphémères et s’inspirent de l’environnement dans lequel elles sont créées.

Les plages (beach en anglais), surtout celles des sables, ont attiré certains de ces créateurs. Nous sommes tombés sur cet article qui présente 10 artistes contemporains qui déploient leur art sur la toile naturelle des plages du monde. Imaginez la vision et les efforts nécessaires pour imaginer et réaliser des œuvres gigantesques avec des outils aussi simples qu’un râteau ou des pneus. Admirez la détermination pour gagner la course contre la marée… et ensuite la voir avalée par les flots.

A la plage : nous aussi nous faisons du beach art

Comment s’occuper en vacances sur une plage ? Il est possible de se baigner, de bronzer, de lire, de jouer au ballon, ou de faire des châteaux de sable. J’ai toujours adoré les châteaux de sable. Pour notre premier anniversaire de mariage, mon mari m’a offert un seau et des pelles (c’était un clin d’œil bien entendu). Et depuis, avec les lutins, nous avons creusé d’innombrables tunnels et monter une multitude de tours.

Depuis quelques temps, nous avons ajouté le beach art à notre set d’activité. L’objectif est simple : nous amuser en créant des œuvres naturelles.

  1. Nous ramassons des matériaux naturels trouvés sur la plage. En fonction des plages, nous trouvons des galets, des coquillages, des algues, des branches, des bouts de verre poli, etc.
  2. Parfois, nous choisissons un sujet figuratif. Comme sur cette plage de la mer baltique où nous avions envie de faire une sirène, ou cette représentation de la fable Le Corbeau et Le Renard
  3. Le plus souvent, nous nous laissons guider par ces matériaux. Y voyons-nous une forme, une histoire ? C’est le cas de cette branche tordue et de ce galet triangulaire qui sont devenues un cheval galopant.
Beach art: La sirene de la Baltique
La sirene de la Baltique
Beach art: le corbeau et le renard
Le corbeau et le renard
Beach art: cheval galopant
Cheval galopant
Beach art: tete de singe
Le singe
Beach art: la chouette
La chouette

Beach art de Noël : des bonhommes de sable

Connaissez-vous « Frosty the snowman » ? (Frostry le bonhomme de neige). C’est un personnage de dessin animé des années 1960. La chanson du film passe en boucle durant la période de Noël avec d’autres classiques anglo-saxons. Nous avons passé notre dernier Noël en Thaïlande à la plage. Bien entendu, il est difficile de faire des bonhommes de neige en Thaïlande. Mais nous avions envie d’être un peu dans l’ambiance de Noël. Alors pour compenser, nous avons fait des bonhommes de sable. Cela nous a donné l’occasion de nous essayer au beach art en 3D. Jour après jour, nous avons créé toute une série de Frosty, et même une petite histoire : Frosty a rencontré une belle madame de sable lors d’un bal tropical, ils se sont mariés et ont eu plein de petits bonhommes de sable. Ce fut une belle expérience créative.

Beach art: les bonhommes de sable
La sorviere des sables
Beach art: les bonhommes de sable
La fee de la plage
Beach art: les bonhommes de sable
Frosty danse avec sa belle
Beach art: les bonhommes de sable
La famille de Frosty

Beach art méditatif : les mandalas de sable

Dernier en date dans notre exploration du beach art : le mandala. Nous avons combiné un exercice de symétrie avec un de graphisme. Nous avons tracé une ligne pour séparer notre cercle en 2 et dessiné des formes symétriques chaque côté de cette ligne. Ensuite, nous avons décoré chaque section avec des motifs différents : points, lignes courbes ou zig-zag. Enfin, nous avons souligné les lignes principales avec de petits galets de couleurs assorties. Ça vous plaît ?

Beach art: poser les petits caillous par couleur pour faire un mandala
Beach art: poser les petits caillous par couleur pour faire un mandala

Ce que nous aimons et apprenons avec le beach art ?

  1. Ça nous occupe bien sur la plage : c’est l‘occasion de se lancer dans une petite activité entre 2 baignades.
  2. Nous aimons manipuler les matériaux naturels.
  3. Le beach art est réalisé à partir de matériaux trouvés sur place et de ce qu’ils nous inspirent. Nous ne savons pas à l’avance ce que nous allons trouver. Cela stimule donc la créativité sur plusieurs niveaux. C’est aussi un bon entraînement à l’upcycling (même si ce que nous utilisons ne sont pas des déchets que nous avons produit)
  4. Aligner des petits cailloux pour un mandala, c’est excellent pour la concentration. Il faut sélectionner des cailloux de taille et de couleur similaires, les placer sur la ligne sans abimer les autres motifs.
  5. Le beach art permet de travailler avec les textures et en 3 dimensions.
    – Un bâton peut se poser à plat, sur un autre ou se planter dans le sable.
    – Le sable peut se lisser, se creuser, se modeler.
  6. Le beach art est éphémère. Les enfants ont tendance à accumuler leurs œuvres. Mais comme on ne peut pas emporter la plage avec nous, il n’y a pas d’accumulation. On prend une belle photo en souvenir et c’est tout. Cela permet aussi d’apprendre à se séparer de ce que l’on a (et j’espère d’apprendre à gérer les frustrations la prochaine fois qu’un lutin devra se séparer d’un jeu ou d’un objet)

Alors, le beach art, ça vous inspire ? Partagez donc avec moi vos création.

Beach art: un mandala
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Peindre des coquelicots avec les coquelicots

Dans cet article,
– nous vous présentons nos tableaux célèbres préférés avec des coquelicots.
– nous vous expliquons comment nous peignons de jolies cartes coquelicots avec du jus extrait des pétales rouges.

L’été, j’ai toujours beaucoup aimé les objets décorés avec des coquelicots. Des nappes, des torchons, de la vaisselle, etc. Ces grosses taches rouge vif, ça illumine un intérieur. Mais ce n’est que depuis que nous avons emménagé dans notre nouvelle région, nous avons découvert de pleins champs de coquelicots. C’est magnifique !

Les coquelicots dans l’art

De nombreux artistes ont été inspirés par les magnifiques pétales rouges.

Mes préférés sont ceux de Claude Monet et de Georgia O’Keefe.

Dans son tableau de 1873, Les Coquelicots, Claude Monet a représenté 2 femmes et 2 enfants en promenade dans les champs. Tout un pan de colline est couvert de beaux coquelicots d’un rouge chatoyant. Bien sûr, les coquelicots ne sont que des taches colorées irrégulières, mais on ne peut s’y méprendre. Ca ne vous donne pas envie de courir au milieu des fleurs et des herbes ?

Tableau "Les coquelicots" de Claude Monet

Les coquelicots de Georgia O’Keefe (« Oriental Poppies ») sont une grande toile de 101 x 76 cm J’aime la manière dont Georgia O’Keefe peint ces fleurs en très gros plan et vues de dessus, alors que la plupart des natures mortes sont peintes en coupe ou en pied. Les fleurs sont si grosses qu’elles remplissent et même dépassent de la toile. Qui aurait pensé qu’une fleur si délicate puisse être  à la fois si imposante et si élégante ?

Tableau "Oriental poppies" (Les coquelicots), de Georgia O'Keefe

Activité créative : Peinture avec des coquelicots

Malheureusement, le coquelicot n’aime pas être coupé. En vase, il ne tient pas plus d’une journée. Donc depuis quelques années, dès que c’est la saison, nous récoltons des coquelicots et expérimentons comment les garder plus longtemps avec nous. Nous avons déjà essayé de faire du sirop pour la toux (ce sera l’objet d’un autre article). Cette année nous avons testé la peinture.

Faire du jus de coquelicots

Nous avons suivi les instructions du blog de Nature-Autonomie. Les pétales de coquelicots sont douces, très douces. Nous les avons détachées du pistil. Guilem les a patiemment pilées dans un mortier avec un peu d’eau. Le jus commence à sortir facilement. L’aide d’un adulte peut être nécessaire pour extraire tous les pigments. Et voilà ! Nous nous sommes retrouvé avec un fond de pot d’une aquarelle très naturelle. La couleur est beaucoup moins rouge que la fleur. On obtient plutôt un rouge très foncé tirant sur le violet, tout de même très jolis.

Preparer le materiel pour faire le just de coquelicots: mortier, pilon, eau, et petales
Piler les petales de coquelicots dans un mortier

Peindre des coquelicots très zen.

J’ai trouvé cette idée sur le compte Instagram de @cahiers_sauvages. Nous avons utilisé des cartes en carton épais (j’ai coupé des feuilles A4 en 4). Ensuite, nous avons déposé quelques ronds irréguliers sur la carte avec notre « aquarelle ». La couleur doit être assez épaisse. Puis nous avons relevé nos cartes pour laisser couler le surplus de peinture. Les lignes ont créé des tiges. Il ne restait plus qu’à attendre que la couleur sèche. Finalement, nous avons appliqué quelques touches de noir pour évoquer le pistil.

 Peindre ces cartes ne prend que quelques minutes, mais le résultat est tout-à-fait sympa.

Il fallait voir la tête de Guilem lorsque les premières tiges sont apparues et qu’il a « vu » les fleurs qu’il venait de peindre. Il était vraiment surpris. Mais après, il a voulu peindre une nouvelle carte, et une autre… 6 d’affilé. Et il ne s’est arrêté que parce qu’il n’y avait plus de cartes. Maintenant, nous avons une belle réserve.

Peindre des coquelicots: deposer le jus sur les cartes
Peindre des coquelicots: laisser couler le surplus de jus pour faire les tiges
Peindre des coquelicots: des petits points noirs pour les coeurs
Peindre des coquelicots: 6 jolies cartes terminees

Des coquelicots façon Georgia O’Keefe

En nous inspirant de Georgia O’Keefe, nous avons peint de gros coquelicots vus du dessus. Nous avons déposé plusieurs grosses tâches irrégulières sur la carte. Elles se chevauchaient les unes avec les autres, en laissant un petit espace blanc au centre. Les différentes couches et leurs irrégularités ont créé l’impression de chiffon des jolies pétales rouges.

Une fois la fleur principale sèche, nous avons tamponné un peu de peinture acrylique jaune dans la partie blanche, puis quelques points noirs pour représenter les étamines. Pas mal non ?

Peindre des coquelicots: etaler de la couleur pour les petales
Peindre des coquelicots: ajouter un peu de couleur pour le coeur et les etamines
Peindre des coquelicots: nos cartes terminees

Alors., dites-moi en commentaire lesquels vous préférez: coquelicots zen ou en gros plan ?

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Construire un hôtel à insectes

Dans cet article, vous découvrirez à quel point nous aimons les insectes. Nous les admirons dans la nature et en art, et nous allons même jusqu’à leur construire un petit hôtel confortable dans notre jardin.

Ces insectes si élégants, dans la nature et l’art

A quoi reconnait-on les insectes ? Les caractéristiques les plus fréquemment citées sont qu’ils ont ont 6 pattes, et sont petits. Et comme ils sont petits souvent, s’ils n’ont pas de jolies couleurs comme les papillons ou certains scarabées, souvent nous ne les regardons pas de très près.

Heureusement, certains artistes ont pris le temps de les observer. C’est le cas du peintre chinois Shi Tao au XVII siècle. Il a réussi à capturer la finesse d’une guêpe, l’élégance d’une mante religieuse ou la puissance d’un lucane, en quelques coups de brosses et en noir et blanc.

Nous avons essayé de reproduire ses insectes à l’aquarelle. Le trait du peintre semble si simple, et pourtant, il est difficile de reproduire son élégance.

Les insectes sont nos amis

Les petites bêtes, elles nous fascinent ou elles nous font peur. Pour les lutins, c’est plutôt la fascination. Depuis qu’ils sont tout petits, ils attrapent toutes les petites bêtes qui rampent et qui volent.

Il y a quelques années, lors d’une balade, Evan s’était pris d’affection pour un criquet. Il avait marché pendant un bon moment avec son cricket Jimini (il avait même eu le temps de lui trouver un nom) sur l’épaule. Et ce fut un déchirement au retour à la voiture.

A côté de la maternelle de Guilem, il y avait un champ de pomme de terre, et tous les jours nous allions chercher quelques doryphores pour les élever à la maison. Je suis certaine que le propriétaire du champs était plutôt satisfait de nos incursions. Par contre, j’ai eu des doryphores dans la maison pendant un moment, y compris au printemps suivant.

Lorsque nous jardinons, c’est un peu la compet à qui trouvera le ver de terre le plus long. Et bien entendu, il n’y a pas une coccinelle qui passe près de chez nous sans se faire remarquer, admirer, photographier.

Insecte: Une sauterelle dans les cheveux d'Evan
Insecte: Lucy le lucane

Donc quand Guilem a reçu un hôtel à insectes à construire lui-même pour son anniversaire, il a sobrement déclaré :

 Les insectes du jardin vont être contents et j’aime faire plaisir aux insectes.

Construire un hôtel à insectes

Le matériel pour construire un hôtel à insectes

La boite que Guilem a reçu (un kit de la marque Rayher) contenait presque tout le matériel nécessaire :

  • 7 plaques de bois pour former le fond, les côtés, le toit et les séparations de l’hôtel. Ces plaques sont prédécoupées, à la bonne taille et avec les biseaux nécessaires. De petits trous sont aussi percés pour faciliter le clouage.
  •  De petits clous
  • Des rondins de bois percés de trous, des pailles et de petits bambous.
  • Et même des graines de plantes qui attirent les abeilles à planter une fois que l’hôtel est construit.

Nous avons sorti :

  • Un petit marteau 
  • De la colle à bois
  • Un étau
Construire l'hotel a insecte: le kit
Construire l'hotel a insecte: le kit

La construction de l’hôtel à insectes

Guilem a d’abord collé les 2 plaques du toit. Puis il a cloué le fond et les côtés. Enfin, il a collé les séparations et a cloué celle du bas. Les trous facilitent le clouage. C’est certainement un avantage pour les petites mains. Mais il faut tout de même tenir le clou et le marteau, et frapper suffisamment fort et droit. Quelques clous ont plié. Et puis le lutin a pris le coup (c’est le cas de le dire). C’est donc un véritable exercice de bricolage.

Avec le marteau, il a enfoncé l’étagère intermédiaire. Comme les côtés n’étaient pas parfaitement ajustés, nous avons sorti la colle et un étau. Cela a suffi à redresser le cadre. Après un temps de séchage (patience, patience…), nous avions maintenant une jolie structure à 2 niveaux.

Construire l'hotel a insecte: coller les paroies en bois
Construire l'hotel a insecte: clouer les paroies en bois
Construire l'hotel a insecte: poser un etau
Construire l'hotel a insecte: presque fini

Garnir l’hôtel à insectes

Nous pensions que remplir l’hôtel serait la partie facile…. Hmmmm… Et bien en fait, c’est plus facile à dire qu’à faire. Après avoir collé les rondins, c’est à 4 mains que l’hôtel s’est garni : 2 qui placent les pailles et 2 qui les tiennent pour qu’elles ne glissent pas. Après quelques essais ratés, le duo a trouvé son rythme et l’hôtel s’est rempli.

Garnir l'hotel a insectes

Le kit Hôtel à insectes : notre verdict

Voici donc un merveilleux château pour nos petites abeilles et autres insectes du jardin. Construire l’hôtel était un exercice intéressant : la matériel était bien préparé mais la construction présentait néanmoins quelques défis manuels pour les petites mains. Et Guilem a découvert comment on utilise un étau.

Maintenant, nous attendons avec impatience les premiers invités. A votre avis, quels insectes emménagerons en premier ? Laissez-nous vos avis dans les commentaires, et nous vous tiendrons au courant.

L'hotel a insecte est termine
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Plaisir des yeux: Masques et effrayants protecteurs.

Fonction des masques

De nombreuses communautés à travers le monde, – en Afrique, Asie, Océanie, Amérique -, utilisent des masques depuis la nuit des temps. Ces objets ont des fonctions religieuses, sociales, culturelles ou politiques, bien éloignées des masques de carnaval ou de théâtre avec lesquels nous sommes plus familiers en Occident. Souvent, ces objets rituels vont permettre d’établir une relation avec l’au-delà. Ils protègent en temps de guerre. Ils appellent à la guérison des malades et aux récoltes abondantes. Ils maintiennent un lien avec les ancêtres et permettent de maintenir une certaine continuité historique et la transmission des valeurs et savoirs au sein d’une communauté. Ils sont souvent effrayants, (comme ceux utilisant de véritables cranes), déstabilisants, parfois un peu amusants. Dans tous les cas, ils débordent d’énergie créative et vitale. Ils commandent le respect.

Masque africain
Masque africain

Diversité et créativité des masques

Sans partir dans de grandes considérations ethnographiques (qui sont fascinantes), j’ai toujours été impressionnée par la diversité des formes, des matériaux et des couleurs. La structure est souvent en bois. Des fibres naturelles, écorce, os et coquillages sont aussi souvent incorporés. Les masques s’inspirent d’animaux ou d’êtres humains, voire des deux, mais rarement dans le but d’obtenir un rendu réaliste. Les masques répondent souvent à des codes très précis, dictés par la zone géographique, la communauté et la fonction qu’ils remplissent.

En faisant des recherches, je suis tombée sur un album sur Flickr : celui de llee-wu, qui présente une série de masques africains. Il n’y a pas de légendes, donc malheureusement il est difficile d’identifier l’origine de ces pièces. Mais la collection de photo illustre parfaitement cette diversité captivante. Avec les lutins, nous les avons tous regardé, apprécié et j’inclus ici ceux qui nous ont le plus attirés. Les éléments qui nous attirent le plus sont les formes, les yeux protubérants et les coquillages.

Et vous, laissez-moi un commentaire pour me dire ce que vous pensez de ces masques ?

Masque africain

References
Encyclopédie Universalis : https://www.universalis.fr/encyclopedie/masques-le-masque-en-afrique/
https://www.masque-africain.com/
Encyclopedia Britannica: https://www.britannica.com/art/mask-face-covering/The-functions-and-forms-of-masks

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7 idées d’activités créatives avec des pâquerettes.

Dans cet article, vous trouverez :

  • De nombreuses légendes sur la pâquerette : nos ancêtres autour du monde accordaient plus d’attention à cette petite fleur que nous.
  • 7 idées d’activités créatives, gustatives et cosmétiques autour des pâquerettes.

J’adooore cette saison. Et j’adooore les pâquerettes. Notre gazon ne désemplit pas de ces petites fleurs blanches. Nous tondons, elles repoussent. C’est une manne qui semble inépuisable, du moins pendant quelques mois. C’est notre quatrième printemps dans notre jardin. Nous avons donc eu de multiples occasions d’explorer le potentiel de ces belles, bellis perennis de leur nom latin.

Légendes autour des pâquerettes

Eugène Rolland rapporte la légende suivante dans son livre « Flore populaire ou histoire naturelle des plantes dans leurs rapports avec la linguistique et le folklore ». La pâquerette serait née des larmes versées par Marie Madeleine quand elle ne trouva pas Jésus dans son tombeau au jour de sa résurrection.

Selon une autre croyance populaire, les pâquerettes auraient d’abord été complètement blanches. Un petit berger, l’offrit à Jésus, qui le baisa du bout des lèvres. Le cœur de la fleur devint jaune d’or et que le bord se marqua de rose à l’endroit du baiser. Une autre légende veut qu’un jour l’enfant Jésus se piqua avec une épine. Pour le consoler sa mère lui cueillit une pâquerette. Une goutte de sang coula sur la corolle et depuis, les pétales de la petite fleur sont teintés de rose.

Les celtes pensaient que les pâquerettes avaient le pouvoir d’arrêter la croissance. Une fée Milka en aurait donné en cachette à un prince pour qu’il reste à tout jamais enfant.

Une légende nordique raconte que dans les sombres forêts les arbres souffraient de ne pas voir le ciel bleu durant l’hiver. Baldur, dieu de la lumière, fit apparaître à leurs pieds une toute petite fleur en forme d’œil – une pâquerette – pour les prévenir de l’arrivée du printemps.

La nymphe romain Belidès se transforma en pâquerette pour échapper aux avances de Vertumnus , le dieu des saisons, et de la croissance des plantes.

Que d’histoires pour une petite fleur bien modeste et bien souvent ignorée de nos jours !

Comment utiliser les pâquerettes ?

Il est toujours possible de faire des mini bouquets. Malheureusement, ces petites fleurs sont plus résistantes dans le sol que dans un vase. Alors, que faire d’autre ? Nous sommes passé à l’action.

1. Grignoter
Dans leur section du jardin, nos lapins Roudoudou, Petidou et Cachou adorent croquer une petite fleur par ci par là. Pas besoin de préciser qu’ils ont toujours la priorité. Nous jouons avec celles qu’ils ont bien voulu nous laisser.

Les paquerettes comme snacks pour lapins.

2. Observer
Avec une loupe, ou à quatre pattes et le nez dans le gazon (au ras des pâquerettes 😊), les lutins aiment observer les fleurs. Observer est une première étape importante pour apprécier la nature.

Observer une paquerette a la loupe pour mieux apprecier la nature.
Peindre avec des paquerettes

3. Dessiner et peindre
Bien sûr, nous pouvons dessiner ou peindre une pâquerette sur une feuille. Nous pouvons aussi les tremper dans la gouache pour s’en servir de pinceau – tampon naturel. Ou bien nous les posons sur du papier, et tamponnons de la couleur autour pour créer une empreinte. Il y a plus d’une manière de créer avec une fleur. Laissons gambader notre imagination.

4. Coller
Toujours dans la catégorie arts visuels, nous réalisons des tableaux floraux avec des herbes, des fleurs et des pétales de saisons. La pâquerette est une ressource abondante.

5. Tresser
Avec une aiguille, et un peu de patience et dextérité, petit lutin a percé les cœurs jaunes pour créer une jolie guirlande. Ces guirlandes ne tiennent pas très longtemps, mais font une très jolie décoration printanière. C’est un excellent exercice de motricité fine.

Faire une guirlande de paquerette pour developper la matricite fine.
Salade verte avec des paquerettes

6. Grignoter encore
De nombreuses études ont identifié de multiples propriétés aux pâquerettes. Elles contiennent de la vitamine A et des minéraux (potassium, calcium, magnesium, phosphore, fer). Au-delà de leurs propriétés, je trouve qu’elles décorent à merveille mes salades. Les fleurs ont un goût légèrement amer, et les fleurs chatouillent un peu la gorge. Cette semaine, j’ai bien envie de tester une omelette aux épinards et aux fleurs.

7. Hydrater
Pour la deuxième année, nous avons réalisé de l’huile de pâquerettes. Nous ramassons les plus belles fleurs et les faisons sécher. Puis nous les faisons macérer dans de l’huile végétale (pour nous de l’huile de tournesol organique). Après quelques semaines, elle prend une belle couleur dorée. Filtrée, et avec quelques gouttes de vitamine E, elle se conservera plus longtemps. Cette huile nous a servi tout l’hiver dernier pour nous hydrater le corps. Elle a un effet tonifiant et raffermissant des tissus: elle est recommandée pour hydrater la poitrine ou pour le ventre des femmes enceintes. Christophe, d’Althéa Provence, la nomme « l’esthéticienne des prés ». Vous pouvez consulter son article très complet sur les multiples vertues médicinales de la belle.

Ces idées vous inspirent-elles ? Et vous, que faites-vous avec des pâquerettes ?

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Plaisir des yeux: Sous le soleil de Pissaro exactement

Ca y est. Il fait enfin beau. Il était temps vu que l’on est déjà au mois de juin.

Alors célébrons l’arrivée de l’été avec ce magnifique lever de soleil coloré de l’artiste impressionniste Camille Pissaro. Il représente tout ce dont j’ai besoin en ce moment : la chaleur, la mer, un grand bol d’air frais.

Et vous, vous rêvez à quoi en ce moment ?

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Une poupée-câlin pour la fête des mères

Dans ce post, vous trouverez :

  • Les plus beaux câlins entre mamans et enfants de l’histoire de la peinture
  • Un bricolage facile pour que les enfants réalisent eux aussi un câlin artistique à offrir à leur maman

Tic tac tic tac, le compte à rebours pour la fête des mères 2021 a commencé. Il ne reste plus qu’une semaine pour réaliser un petit cadeau créatif pour faire plaisir aux mamans. Je vous propose ici une idée rapide et pleine de charme.

Les plus beaux câlins entre mamans et enfants de l’histoire de la peinture

Avez-vous remarqué combien d’artistes de part le monde ont peint ou créé des œuvres sur le thème de la mère et l’enfant ? Et je ne parle même pas de la Madone et de l’enfant Jésus. Juste des mamans et de leur progéniture. Voici ici une petite sélection.

Vous préférez laquelle ? Moi, j’avoue que j’aime beaucoup celles de Marie Cassat (Avez-vous lu mon post précédent sur ce thème ?). J’ai eu aussi un coup de cœur pour le couple coloré du peintre mongol Zaya.

Vous remarquez quelque chose ?

A travers les siècles, à travers les continents, de nombreuses œuvres présentent des mères qui couvent leurs petits, qui les serrent dans leurs bras, qui offrent des câlins, des baisers… Et des enfants qui le leur rende bien. Parce qu’au-delà des défis du quotidien, des responsabilités, des incompatibilités d’humeur, c’est cela l’image que l’on veut garder d’une maman : la sécurité des bras et l’amour inconditionnel.

Bon, je suis d’accord, la relation mère-enfant n’est pas forcément rose tous les jours. Mais c’est tout de même une belle image…. Et puis le câlin est un thème plus esthétique pour célébrer la fête des mères que… les couches-culottes ou la bataille des repas par exemple.

Bricolage : Les petites poupées câlins

Pour réaliser ces petites poupées-câlins, nous avons utilisé :

  • Du carton un peu épais
  • De la peinture acrylique
  • De la colle blanche

Notre activité :

  1. Nous avons découpé une forme de « 8 » d’environ 20 à 25 cm de long dans le carton : Ce sera la maman.

  2. Nous avons aussi découpé une forme de haricot, un peu plus courte que le ventre de la maman. Ce sera […suspense….] l’enfant.
Decouper les formes en carton pour les poupées
Peindre les formes en carton des poupées

3. Nous avons choisi 2 couleurs qui contrastent l’une avec l’autre, et peint la maman avec une et l’enfant avec l’autre. (Ici nous avons rouge/jaune, mauve/turquoise, rouge/bleu et rouge/turquoise.)

… Un petit tour de trampoline pendant que les premières couches de peinture sèches …

Voici notre collection colorée de poupées mamans et bébés
Peindre des motifs complémentaires sur les poupées mamans et bébés

4. Nous avons chacun choisi des motifs pour décorer nos poupées : lignes, points, courbes, quadrillage, ou même rien ! Les motifs de l’enfant ont été peints avec la même couleur que le corps de la maman et vice-versa. Sur certaines, nous avons aussi peint un rond représentant un visage très stylisé.

L’idée était de montrer par des couleurs opposées et des motifs différents que la maman et l’enfant sont proches biologiquement et émotionnellement, mais restent chacun des individus à part entière (donc distincts).

Poupées jaunes et rouges

… Une petite partie de trap-trap durant le séchage …

Poupées vertes et turquoises

5. Nous avons collé l’enfant sur la maman, en position verticale, inclinée d’un côté ou de l’autre, au choix du jeune créateur.

Et voilà ! Un couple maman-enfant bien coloré en train de se faire un gros câlin.

On peut bien sûr écrire un petit mot d’amour pour sa maman au dos de la poupée-câlin.

Poupées rouges et turquoises

J’espère que ces poupées vous plaisent. Je vous souhaite une bonne semaine créative !

Publié dans Art, Nature, Sciences

Plaisir des yeux: La beauté se cache partout

A votre avis, qui est l’auteur de cette œuvre?

Je vous laisse réflechir quelque secondes.

Ne trichez pas.

Ne regardez pas encore la réponse.

Techniquement, cette photo a été prise par Umberto Salvagnin (au passage, merci Umberto pour le partage sur Flickr). Mais la vraie artiste, c’est la nature. Car ce que vous voyez est en fait une feuille de chicorée vue en (TRES) gros plan, au microscope.

Ces motifs sont dignes d’œuvres abstraites. Ils pourraient résulter d’un processus complexe de teinture en mode tie-dye. Mais en fait, ils ne sont pas le fruit de la créativité humaine. Ils existent partout autour de nous.

Bien sûr, nous ne nous promenons pas tous avec un microscope à la main. Mais en termes d’esthétique, avouons que la nature est reine. Alors ouvrons grands nos yeux et apprécions. La nature est partout. Sa beauté est partout.

Publié dans Activite manuelle, Art, Creativite, Photo

Des natures mortes à la manière de Salvador Dali

Dans ce post, vous trouverez

  • Les points forts de notre discussion sur Salvador Dali et la nourriture.
  • Une activité : la création de nature morte sur le thème de la beauté comestible
  • Un mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

Flashback sur mon examen d’espagnol lorsque j’avais 18 ans : nous devions faire une présentation orale de 30 minutes sur un sujet de notre choix. J’avais choisi de parler de Salvador Dali et en particulier de la beauté comestible. J’avais décidé d’illustrer ma présentation en « recréant » – de manière très libre – le « Buste de femme rétrospectif » avec une tête à coiffer, une baguette de pain, et quelques fourmis du jardin. C’était un pari risqué, mais ma professeure était assez originale et j’avais eu une très bonne note !

Mes lutins ont découvert Salvador Dali il y a quelques années. Son originalité a marqué leur mémoire. Lorsqu’Evan a mentionné qu’il voudrait bien explorer de nouveau cet artiste, je ne savais pas trop par où commencer parmi les centaines d’œuvres du maître. Puis, j’ai repensé à ce thème. Nous avons donc embarqué pour un voyage surréalistico-culinaire.

Parlons de Dali, de nourriture et de créativité

Le saviez-vous ? Lorsque Dali était enfant, il voulait devenir cuisinier. Il a finalement changé de voie, avec un certain succès. Et pourtant… De la corbeille de pain qui l’a fait connaître hors d’Espagne, au livre de recette « Les dîners de Gala », en passant par les baguettes géantes, la passion de la nourriture ne l’a jamais quitté.

Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante
Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante (1968) © Getty

Nous avons donc observé et discuté d’une dizaine de tableaux et compositions incluant des aliments.

*** Si vous voulez découvrir ces œuvres, laissez-moi un commentaire ci-dessous. Je vous enverrai notre fichier découverte. ***

Mais, me direz-vous, comment discuter avec ses enfants si on ne connait pas grand-chose à Dali. Pas de panique ! Nous ne sommes pas là pour devenir des spécialistes. D’ailleurs, je ne suis pas une spécialiste non plus. Dans mon fichier, il y a quelques informations sympas à partager avec les enfants, des anecdotes rigolotes (parce qu’une bonne rigolade crée des souvenirs plus durables qu’un long discours).

Mais le plus gros de nos discussions est basé sur nos observations. Je ferai un post plus détaillé un de ces jours sur le sujet. Mais en gros, nous décrivons ce que nous voyons, ce à quoi ça nous fait penser, et parfois les émotions que cela nous inspire : bref, nous avons notre propre interprétation.  Et ça, tout le monde est capable de le faire.

C’est vrai qu’on ne saura toujours pas pourquoi Dali mettaient des fourmis dans ses tableaux. Mais quelle qu’elle soit, l’interprétation de Dali ne change rien à ce que nous, public, nous ressentons face à ses fourmis. (Bon, vous voulez vraiment savoir ? En fait, Dali associait les fourmis à la putréfaction. C’est un animal qui l’inspire et le répulse en même temps.).

Quelques points forts de notre discussion :

Les enfants ont rapidement remarqué que les paysages de fond de toile sont souvent similaires (inspirés de sa région natale). Et bien sûr, ils ont passé un certain temps à relever les détails bizarres (on dirait que la poêle a fondu, que l’escargot veut parler au téléphone, etc.)

Dans les Corbeilles de pain de Dali, le pain est coupé, et parfois mordu, alors que la plupart des artistes peignent des pains entiers… D’après les garçons, peut-être parce que Dali aimait trop le pain, et ne pouvait pas s’empêcher d’en croquer un morceau pendant sa séance de peinture !

Le Téléphone homard les a beaucoup interpelés.

Que dit le téléphone homard quand on décroche ? « A l’eau ! » (Blague d’Evan)

Nous nous sommes amusés à faire une version plus personnelle et plus contemporaine. Ça vous plaît ?

A propos du « Portrait de Gala portant deux côtelettes en équilibre sur son épaule », le maître aurait dit : « J’aime les côtelettes et j’aime ma femme, je ne vois aucune raison de ne pas les peindre ensemble ». Cette merveilleuse citation nous a énormément fait rire. Et nous avons inventé quelques analogies savoureuses.

  • J’aime mon lapin et j’aime les pâtes. On pourrait dessiner notre Roudoudou sur un lit de spaghettis.
  • J’aime mes grands-parents et j’aime les glaces. On pourrait peindre les grands-parents avec des glaces fondantes en guise de chapeaux.
  • J’aime mes fils et j’aime le chocolat. Je vais les photographier barbouillés de chocolat… Non, ça, ça arrive tout le temps. Cela ne serait même pas original.

Ces associations improbables nous ont naturellement conduits vers une petite activité créative.

Créer une nature morte à la manière de Dali sur le thème de la beauté comestible

Nous avons utilisé :

  • Des aliments divers et variés
  • Des objets divers et variés
  • Un appareil photo

Je pense que vous avez déjà tout le matériel nécessaire chez vous.

Les enfants avaient la possibilité d’utiliser tout ce qui leur tombaient sous la main. Mais j’avoue que cela peut être un peu déstabilisant. Pour simplifier, on peut préparer une collection d’objets et d’aliments à l’avance.

Les instructions : Tu vas créer

  • une œuvre en 3 dimensions (une composition)
  • … avec au moins un aliment
  • … et avec au moins un objet trouvé dans la maison
  • … que tu trouves jolie
  • … mais pas trop sérieuse. Les éléments n’ont pas besoin de bien aller ensemble… au contraire. Plus c’est fou, plus c’est Dali.

Les enfants ont donc fait des essais. J’ai beaucoup aimé les observer durant ce temps créatif. Prendre un élément, le placer, le déplacer, l’enlever parfois…  jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits du résultat final. Voici les créations.

Je vous présente de gauche à droite :

La baguette magique (moi aussi j’avais très envie de jouer)

Alors, qu’est-ce-que cela vous inspire ?

Mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

  1. Quel aliment a inspiré les fameuses montres molles?
  • Un camembert coulant
  • Une crèpe retombée à côté de la pöele
  • Un œuf au plat

2. Quel est le plat préféré de Dali?

  • Le homard
  • Les oursins
  • La mousse au chocolat Lanvin

3. De quelle marque de nourriture Dali a créé le logo?

  • Une marque de camembert
  • Une marque de chocolat
  • Une marque de bonbons

Vous voulez vérifier vos réponses ? Elles sont dans mon fichier de découverte. N’oubliez pas de commenter ci-dessous pour le recevoir gratuitement. N’hésitez pas à partager vos belles œuvres avec nous. Et n’oubliez pas :

« La beauté sera comestible ou ne sera pas » (Salvador Dali)

Publié dans Art

Plaisir des yeux: Mother’s kiss de Mary Cassat

Mary Cassat a peint de nombreux tableaux célébrant le lien d’amour entre une maman et ses enfants. J’aime particulièrement celui-ci. La robe de la maman, à peine esquissée, se fond dans l’arrière-plan. L’accent est mis sur l’enfant, et sur les mains et le visage de la maman.

Parce que c’est ça, être une maman. C’est embrasser, tenir, rassurer, donner de l’amour de manière inconditionnelle. Et l’enfant nous accorde sa confiance en retour. Quelle belle récompense !

Dimanche dernier, c’était la fête des mères dans de nombreux pays. Les mamans françaises seront fêtées dans une dizaine de jours. Mais avec un enfant dans les bras, n’est-ce-pas la fête des mères tous les jours? Je vais de ce pas faire un gros câlin avec mes lutins.