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7 idées d’activités créatives avec des pâquerettes.

Dans cet article, vous trouverez :

  • De nombreuses légendes sur la pâquerette : nos ancêtres autour du monde accordaient plus d’attention à cette petite fleur que nous.
  • 7 idées d’activités créatives, gustatives et cosmétiques autour des pâquerettes.

J’adooore cette saison. Et j’adooore les pâquerettes. Notre gazon ne désemplit pas de ces petites fleurs blanches. Nous tondons, elles repoussent. C’est une manne qui semble inépuisable, du moins pendant quelques mois. C’est notre quatrième printemps dans notre jardin. Nous avons donc eu de multiples occasions d’explorer le potentiel de ces belles, bellis perennis de leur nom latin.

Légendes autour des pâquerettes

Eugène Rolland rapporte la légende suivante dans son livre « Flore populaire ou histoire naturelle des plantes dans leurs rapports avec la linguistique et le folklore ». La pâquerette serait née des larmes versées par Marie Madeleine quand elle ne trouva pas Jésus dans son tombeau au jour de sa résurrection.

Selon une autre croyance populaire, les pâquerettes auraient d’abord été complètement blanches. Un petit berger, l’offrit à Jésus, qui le baisa du bout des lèvres. Le cœur de la fleur devint jaune d’or et que le bord se marqua de rose à l’endroit du baiser. Une autre légende veut qu’un jour l’enfant Jésus se piqua avec une épine. Pour le consoler sa mère lui cueillit une pâquerette. Une goutte de sang coula sur la corolle et depuis, les pétales de la petite fleur sont teintés de rose.

Les celtes pensaient que les pâquerettes avaient le pouvoir d’arrêter la croissance. Une fée Milka en aurait donné en cachette à un prince pour qu’il reste à tout jamais enfant.

Une légende nordique raconte que dans les sombres forêts les arbres souffraient de ne pas voir le ciel bleu durant l’hiver. Baldur, dieu de la lumière, fit apparaître à leurs pieds une toute petite fleur en forme d’œil – une pâquerette – pour les prévenir de l’arrivée du printemps.

La nymphe romain Belidès se transforma en pâquerette pour échapper aux avances de Vertumnus , le dieu des saisons, et de la croissance des plantes.

Que d’histoires pour une petite fleur bien modeste et bien souvent ignorée de nos jours !

Comment utiliser les pâquerettes ?

Il est toujours possible de faire des mini bouquets. Malheureusement, ces petites fleurs sont plus résistantes dans le sol que dans un vase. Alors, que faire d’autre ? Nous sommes passé à l’action.

1. Grignoter
Dans leur section du jardin, nos lapins Roudoudou, Petidou et Cachou adorent croquer une petite fleur par ci par là. Pas besoin de préciser qu’ils ont toujours la priorité. Nous jouons avec celles qu’ils ont bien voulu nous laisser.

2. Observer
Avec une loupe, ou à quatre pattes et le nez dans le gazon (au ras des pâquerettes 😊), les lutins aiment observer les fleurs. Observer est une première étape importante pour apprécier la nature.

3. Dessiner et peindre
Bien sûr, nous pouvons dessiner ou peindre une pâquerette sur une feuille. Nous pouvons aussi les tremper dans la gouache pour s’en servir de pinceau – tampon naturel. Ou bien nous les posons sur du papier, et tamponnons de la couleur autour pour créer une empreinte. Il y a plus d’une manière de créer avec une fleur. Laissons gambader notre imagination.

4. Coller
Toujours dans la catégorie arts visuels, nous réalisons des tableaux floraux avec des herbes, des fleurs et des pétales de saisons. La pâquerette est une ressource abondante.

5. Tresser
Avec une aiguille, et un peu de patience et dextérité, petit lutin a percé les cœurs jaunes pour créer une jolie guirlande. Ces guirlandes ne tiennent pas très longtemps, mais font une très jolie décoration printanière. C’est un excellent exercice de motricité fine.

6. Grignoter encore
De nombreuses études ont identifié de multiples propriétés aux pâquerettes. Elles contiennent de la vitamine A et des minéraux (potassium, calcium, magnesium, phosphore, fer). Au-delà de leurs propriétés, je trouve qu’elles décorent à merveille mes salades. Les fleurs ont un goût légèrement amer, et les fleurs chatouillent un peu la gorge. Cette semaine, j’ai bien envie de tester une omelette aux épinards et aux fleurs.

7. Hydrater
Pour la deuxième année, nous avons réalisé de l’huile de pâquerettes. Nous ramassons les plus belles fleurs et les faisons sécher. Puis nous les faisons macérer dans de l’huile végétale (pour nous de l’huile de tournesol organique). Après quelques semaines, elle prend une belle couleur dorée. Filtrée, et avec quelques gouttes de vitamine E, elle se conservera plus longtemps. Cette huile nous a servi tout l’hiver dernier pour nous hydrater le corps. Elle a un effet tonifiant et raffermissant des tissus: elle est recommandée pour hydrater la poitrine ou pour le ventre des femmes enceintes. Christophe, d’Althéa Provence, la nomme « l’esthéticienne des prés ». Vous pouvez consulter son article très complet sur les multiples vertues médicinales de la belle.

Ces idées vous inspirent-elles ? Et vous, que faites-vous avec des pâquerettes ?

Publié dans Art, Inspiration Montessori, Sciences

A la découverte du corps : de Léonard De Vinci à Guilem

Dans ce post, vous trouverez :

  • Deux idées d’activités pour découvir le corps humain: le squelette et les organes.
  • Nos explorations et réflexions sur les écorchés de Léonard de Vinci
  • Le quiz qui Guilem a spécialement concocté pour vous, pour voir si vous connaissez bien votre corps. Bonne chance !

Guilem s’est pris d’une soudaine passion pour le corps humain. L’an dernier déjà, il avait eu une période squelette. Cette fois, il voulait découvrir les organes. « Maman, demain on peut faire des activités sur le corps ? » Bien entendu, mon chéri. Comment résister à une telle demande ? Mon fils veut apprendre. Et comme le dit Dr Maria Montessori, suivons l’enfant.

Heureusement, j’avais trouvé de fabuleux fichiers sur le blog : http://montessorietcie.eklablog.com/. Les fichiers comportent l’un les os principaux du squelette, l’autre les organes. Le tout forme un corps d’un mètre.

Le squelette

Lorsqu’il avait joué avec les os, Guilem mesurait à peu près un mètre. Pile poil comme modèle ! J’avais tracé le contour de son corps sur une grande feuille. Il avait donc pu monter « son » squelette. Et ça l’avait vraiment bien amusé.

Les organes

Depuis, il a un peu grandi, mais notre « corps » a toujours la côte. Et les organes l’ont peu à peu garni. C’est un peu plus compliqué qu’un squelette avec les différents morceaux qui se chevauchent.

Les écorchés de Léonard de Vinci

Du coup, les questionnements ont jailli. Comment sait-on où est le foie, la rate ? Qui a découvert tout ça ? C’était le moment de dégainer Léonard de Vinci. Saviez-vous qu’en plus d’être un peintre et inventeur de génie, il est aussi un des pionniers de l’étude de l’anatomie du corps humain ? Nous avons regardé plusieurs de ses dessins. Quand on pense que De Vinci a réalisé ces dessins il y a plus de 500 ans, c’est fascinant !

Bien sûr, il y a d’autres artistes qui ont peint les détails du corps humains, et nous avons aussi regardé quelques-uns de ces écorchés. Mais j’avoue que les enfants ont été impressionnés, voire un peu effrayés. (Si vous voulez juger par vous-même, ceux-ci sont assez représentatifs : Jacques-Fabien Gautier-Dagoty (1746) https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Jacques-Fabien_Gautier-Dagoty,_French_-_Muscles_of_the_Back_-_Google_Art_Project.jpg?uselang=fr; Charles Landseer (1813) https://commons.wikimedia.org/wiki/File:An_%C3%A9corch%C3%A9_figure_(life-size),_lying_prone_on_a_table_Wellcome_L0020561.jpg?uselang=fr).

Cette découverte s’est accompagnée d’une franche discussion.

  • Non, je ne sais pas qui sont les gens sur les dessins.
  • Oui, ils étaient morts avant qu’on n’explore l’intérieur de leur corps.
  • Non, je ne sais pas de quoi ils sont morts.
  • Et je ne sais pas non plus si on les a recousus après (mais je pense que oui, tout de même, par respect).
  • Non je ne sais pas si cela sentait mauvais (en même temps, il n’y avait pas de frigo à l’époque, alors à moins de travailler dehors en plein hiver…).

Mais je me trompe peut-être. Si vous avez des infos à ce sujet, SVP partagez-les avec moi. Je m’émerveille toujours de l’étendue de la curiosité des enfants. Une fois adulte, on prend beaucoup de choses pour acquises. Du coup, on n’est pas toujours prêts à répondre à ces questions candides et fascinantes.

Le quiz de Guilem

Nous avons ressorti quelques livres de la bibliothèque, dont: Le Corps, L’encyclopédie Larousse 6/9 ans. Guilem l’a lu plusieurs fois, et depuis il nous quizze à toute heure.

  • Quelle est la longueur de des intestins ?
  • Combien d’os y a-t-il dans le corps humain ?
  • Quelle est l’épaisseur de la peau ?
  • Quelle quantité de liquide le corps perd-il chaque jour (pipi, salive, transpiration) ?

Connaissez-vous les réponses ? Elles sont à la fin de ce post. C’est en partageant avec les autres que Guilem retient le mieux… et du coup nous apprenons plein de choses aussi.

Vos enfants aussi s’intéressent au corps humain ? Quels outils utilisez-vous pour répondre à leurs questions ?

Les réponses du quiz

  • Quelle est la longueur des intestins ? 6 mètres
  • Combien d’os y a-t-il dans le corps humain ? 206 os
  • Quelle est l’épaisseur de la peau ? 1 mm
  • Quelle quantité de liquide le corps perd-il chaque jour (pipi, salive, transpiration) ? 1.5 à 2 litres par jour. C’est pour cela qu’il est recommandé de boire 2 litres d’eau par jour… J’espère que mon lutin se souviendra de cette info.