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Des natures mortes à la manière de Salvador Dali

Dans ce post, vous trouverez

  • Les points forts de notre discussion sur Salvador Dali et la nourriture.
  • Une activité : la création de nature morte sur le thème de la beauté comestible
  • Un mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

Flashback sur mon examen d’espagnol lorsque j’avais 18 ans : nous devions faire une présentation orale de 30 minutes sur un sujet de notre choix. J’avais choisi de parler de Salvador Dali et en particulier de la beauté comestible. J’avais décidé d’illustrer ma présentation en « recréant » – de manière très libre – le « Buste de femme rétrospectif » avec une tête à coiffer, une baguette de pain, et quelques fourmis du jardin. C’était un pari risqué, mais ma professeure était assez originale et j’avais eu une très bonne note !

Mes lutins ont découvert Salvador Dali il y a quelques années. Son originalité a marqué leur mémoire. Lorsqu’Evan a mentionné qu’il voudrait bien explorer de nouveau cet artiste, je ne savais pas trop par où commencer parmi les centaines d’œuvres du maître. Puis, j’ai repensé à ce thème. Nous avons donc embarqué pour un voyage surréalistico-culinaire.

Parlons de Dali, de nourriture et de créativité

Le saviez-vous ? Lorsque Dali était enfant, il voulait devenir cuisinier. Il a finalement changé de voie, avec un certain succès. Et pourtant… De la corbeille de pain qui l’a fait connaître hors d’Espagne, au livre de recette « Les dîners de Gala », en passant par les baguettes géantes, la passion de la nourriture ne l’a jamais quitté.

Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante
Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante (1968) © Getty

Nous avons donc observé et discuté d’une dizaine de tableaux et compositions incluant des aliments.

*** Si vous voulez découvrir ces œuvres, laissez-moi un commentaire ci-dessous. Je vous enverrai notre fichier découverte. ***

Mais, me direz-vous, comment discuter avec ses enfants si on ne connait pas grand-chose à Dali. Pas de panique ! Nous ne sommes pas là pour devenir des spécialistes. D’ailleurs, je ne suis pas une spécialiste non plus. Dans mon fichier, il y a quelques informations sympas à partager avec les enfants, des anecdotes rigolotes (parce qu’une bonne rigolade crée des souvenirs plus durables qu’un long discours).

Mais le plus gros de nos discussions est basé sur nos observations. Je ferai un post plus détaillé un de ces jours sur le sujet. Mais en gros, nous décrivons ce que nous voyons, ce à quoi ça nous fait penser, et parfois les émotions que cela nous inspire : bref, nous avons notre propre interprétation.  Et ça, tout le monde est capable de le faire.

C’est vrai qu’on ne saura toujours pas pourquoi Dali mettaient des fourmis dans ses tableaux. Mais quelle qu’elle soit, l’interprétation de Dali ne change rien à ce que nous, public, nous ressentons face à ses fourmis. (Bon, vous voulez vraiment savoir ? En fait, Dali associait les fourmis à la putréfaction. C’est un animal qui l’inspire et le répulse en même temps.).

Quelques points forts de notre discussion :

Les enfants ont rapidement remarqué que les paysages de fond de toile sont souvent similaires (inspirés de sa région natale). Et bien sûr, ils ont passé un certain temps à relever les détails bizarres (on dirait que la poêle a fondu, que l’escargot veut parler au téléphone, etc.)

Dans les Corbeilles de pain de Dali, le pain est coupé, et parfois mordu, alors que la plupart des artistes peignent des pains entiers… D’après les garçons, peut-être parce que Dali aimait trop le pain, et ne pouvait pas s’empêcher d’en croquer un morceau pendant sa séance de peinture !

Le Téléphone homard les a beaucoup interpelés.

Que dit le téléphone homard quand on décroche ? « A l’eau ! » (Blague d’Evan)

Nous nous sommes amusés à faire une version plus personnelle et plus contemporaine. Ça vous plaît ?

A propos du « Portrait de Gala portant deux côtelettes en équilibre sur son épaule », le maître aurait dit : « J’aime les côtelettes et j’aime ma femme, je ne vois aucune raison de ne pas les peindre ensemble ». Cette merveilleuse citation nous a énormément fait rire. Et nous avons inventé quelques analogies savoureuses.

  • J’aime mon lapin et j’aime les pâtes. On pourrait dessiner notre Roudoudou sur un lit de spaghettis.
  • J’aime mes grands-parents et j’aime les glaces. On pourrait peindre les grands-parents avec des glaces fondantes en guise de chapeaux.
  • J’aime mes fils et j’aime le chocolat. Je vais les photographier barbouillés de chocolat… Non, ça, ça arrive tout le temps. Cela ne serait même pas original.

Ces associations improbables nous ont naturellement conduits vers une petite activité créative.

Créer une nature morte à la manière de Dali sur le thème de la beauté comestible

Nous avons utilisé :

  • Des aliments divers et variés
  • Des objets divers et variés
  • Un appareil photo

Je pense que vous avez déjà tout le matériel nécessaire chez vous.

Les enfants avaient la possibilité d’utiliser tout ce qui leur tombaient sous la main. Mais j’avoue que cela peut être un peu déstabilisant. Pour simplifier, on peut préparer une collection d’objets et d’aliments à l’avance.

Les instructions : Tu vas créer

  • une œuvre en 3 dimensions (une composition)
  • … avec au moins un aliment
  • … et avec au moins un objet trouvé dans la maison
  • … que tu trouves jolie
  • … mais pas trop sérieuse. Les éléments n’ont pas besoin de bien aller ensemble… au contraire. Plus c’est fou, plus c’est Dali.

Les enfants ont donc fait des essais. J’ai beaucoup aimé les observer durant ce temps créatif. Prendre un élément, le placer, le déplacer, l’enlever parfois…  jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits du résultat final. Voici les créations.

Je vous présente de gauche à droite :

La baguette magique (moi aussi j’avais très envie de jouer)

Alors, qu’est-ce-que cela vous inspire ?

Mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

  1. Quel aliment a inspiré les fameuses montres molles?
  • Un camembert coulant
  • Une crèpe retombée à côté de la pöele
  • Un œuf au plat

2. Quel est le plat préféré de Dali?

  • Le homard
  • Les oursins
  • La mousse au chocolat Lanvin

3. De quelle marque de nourriture Dali a créé le logo?

  • Une marque de camembert
  • Une marque de chocolat
  • Une marque de bonbons

Vous voulez vérifier vos réponses ? Elles sont dans mon fichier de découverte. N’oubliez pas de commenter ci-dessous pour le recevoir gratuitement. N’hésitez pas à partager vos belles œuvres avec nous. Et n’oubliez pas :

« La beauté sera comestible ou ne sera pas » (Salvador Dali)

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Rallye photo: les arbres de mai

Dans ce post, vous découvrirez :

  • Comment les arbres de mai célèbrent l’amour
  • Quelques conseils pour les enfants qui veulent faire des photos.

Samedi, les bouleaux ont fleuri chez nous. Et cette fois, pas de risque d’avoir les yeux qui pleurent à cause des pollens.

En Allemagne, où nous habitons, la tradition des arbres de mai est très ancrée. Dans de nombreuses régions – un arbre vient orner la place du village et fait la fierté de la communauté.

Mais en Rhénanie, le « Maibaum » est l’arbre de l’amour.

Arbres de mai, arbres d’amour.

Dans la nuit du 30 avril au 1 mai, des camions sillonnent le village, remplis de jeunes garçons amoureux et de jeunes bouleaux. Les troncs et branches -des arbres, pas des garçons – sont décorés de rubans de couleur …. et d’un gros cœur orné du nom d’une jeune fille – leur dulcinée. Les arbres sont érigés contre le mur de la maison de la belle. Heureuse celle qui se réveille au premier mai avec son arbre de mai sur le pas de la porte. Parfois c’est une vraie surprise… reste à découvrir qui a fait sa déclaration. (Mon lutin pré-ado prend déjà des notes).

De nos jours, on peut aussi voir des arbres de mai célébrer un amour existant, avec un cœur dédié « à maman » ou « à ma femme ». Quelle magnifique manière pour les enfants et maris de souligner leur reconnaissance à celle qui est l’âme du foyer (et là, j’envoie un gros coup de coude, pas subtil du tout, à mes 3 hommes !). On voit aussi des décorations sur des arbres plantés dans les jardins, sur des poteaux, et même parfois sur des portiques de balançoire. C’est quand même plus écologique que de couper un arbre.

Petits conseils pour les lutins photographes

L’occasion était bien belle. Nous avons profité d’une éclaircie pour faire un petit rallye photo dans le village. Les arbres sont grands, et plus faciles à dénicher que des insectes. Ce n’est pas pour ça qu’ils sont faciles à photographier, même avec un appareil digital automatique.

Petits conseils que nous essayons d’appliquer pour le moment

Guilem photographie un arbre de mai
  • Ne pas mettre le doigt sur l’objectif
  • S’entraîner à ne pas bouger quand on appuie sur le déclencheur
  • Voir d’où vient la lumière ou le soleil et essayer de ne pas se mettre en face
  • Photographier sous différents angles, pour ensuite choisir celui qu’on aime le mieux.

Alors, quelle photo préférez-vous ?

En tout cas, au village, pendant tout le mois de mai, les rubans voleront au vent et chanteront l’amour. Si ce n’est pas romantique, ça ?