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Activité créative: Fabriquer des fétiches à vœux avec les enfants

Dans cet article, vous trouverez :
– Notre mini incursion dans le monde des Arts Premiers du Musée du Quai Branly
– Une idée d’activité créative : Comment réaliser des fétiches à vœux avec les enfants.

Evan a récemment participé à un projet d’art au collège sur le thème des fétiches à vœux et poupées à rêves.

Les fétiches sont ces objets auxquels on attribue un pouvoir magique pour en retirer des bénéfices ou une protection. Ce sont des objets répandus chez les animistes, moins en Occident, et pourtant, cette idée de pouvoir magique fait rêver, n’est-ce-pas ? Nous avons donc décidé d’y croire, au cas où (ça ne peut pas faire de mal…).

L’objectif de l’activité d’arts plastiques était de de réaliser un objet en 3-D, capable de tenir debout. Cet objet devait invoquer un super pouvoir ou conjurer une peur. Cette invitation était bien trop tentante pour que je résiste à son appel. Le devoir d’arts plastique s’est transformé en mini atelier créatif familial où chacun de nous a réalise SON fétiche à vœu. En introduction à cette activité, nous sommes allés chercher de l’inspiration dans les œuvres d’arts premiers.

Découvrir les arts premiers

Avant la covid, j’ai eu la chance de visiter le Musée du Quai Branly à Paris. Que de merveilles ! Le musée nous emporte dans un véritable tourbillon des cultures, des croyances et savoirs, et de la créativité du monde. Avec les lutins, nous avons regardé quelques photos de cette visite. Pour une meilleure protection et conservation, le musée est très sombre et de nombreuses pièces sont dans des vitrines en verre. Les photos ne sont malheureusement pas de très bonne qualité. Mais elles sont les témoins de la puissance et de la diversité de ces objets rituels. Et même derrière le reflet d’une vitrine, ces cranes et ces figures sont vraiment impressionants, vous ne trouvez pas ?

Figure de societe secrete Iniet, en Papouasie Nouvelle Guinee
Figure de societe secrete Iniet, en Papouasie Nouvelle Guinee
Figure rituelle realisee a partir d'un crane, plumes et coquillages.
Masque de Melanesie pour celebrer le passage des morts du monde des vivants a celui es esprits.
Masque de Melanesie pour celebrer le passage des morts du monde des vivants a celui es esprits.

Vous pouvez découvrir d’autres exemples, en particulier de masques, dans mon article “Masques et effrayants protecteurs”. (et les photos de cet article sont prises par quelqu’un de beaucoup plus doué que moi pour la photo d’œuvres d’art.)

 Activité créative : Fabriquer des fétiches

Les matériaux que nous avons utilisés

  • Des rouleaux de papier toilette
  • De la peinture, des crayons
  • Des chutes de tissu
  • Des éléments décoratifs : laine, fil de fer
  • Du papier

Processus créatif et fabrication des fétiches

  1. Formuler notre vœu.
    – Je souhaitais en appeler aux esprits pour continuer à développer ma créativité.
    – Evan aimerait bien avoir le super pouvoir de voler.
    – Quant à Guilem, son vœu est que tous ses vœux se réalisent (malin comme un singe, celui-ci !)
  2. Identifier des caractéristiques qui peuvent illustrer nos souhaits, et choisir des éléments visuels décoratifs qui illustrent ces caractéristiques.
    – Créativité : J’ai choisi de représenter la diversité des sources d’inspiration par une multitude de couleurs et matières : j’ai donc choisi un tissu bayadère et de la laine.
    – Voler : Il fallait des matériaux légers ou symbolisant l’air et le ciel pour permettre au fétiche de s’élever. Evan a donc ramassé des plumes, choisi des motif de nuage et le couleurs bleu et jaune du ciel et du soleil, et du fil de fer fin rappelant les antennes des insectes.
    – Une multitude de vœux : Guilem a choisi de mettre en avant le symbole de l’infini, un genre de huit couché et aplati représentant un cycle ininterrompu.
  3. Réaliser les fétiches
    – Pour stabiliser les fétiches, nous avons rempli le rouleau de papier toilette de papier roulé en boule. Le poids du papier permet de garder les rouleaux droits sans tomber.
    – Les corps ont été décorés de diverses manières : peint, recouvert de tissu et laine (façon jupette) ou recouvert d’un papier où le motif a été dessiné auparavant.
    – Evan n’a pas réalisé de tête pour son fétiche. Les antennes en fil de fer symbolisent le haut du corps. Pour celui de Guilem et le mien, nous avons utilisé du papier pour donner une forme de tête. Nous avons roulé des boules de papier (un peu en forme de poire). Nous avons inséré le côté plus fin dans le rouleau de papier toilette, coincé avec le papier de remplissage du corps. Puis nous avons ensuite enroulé cette boule dans des chutes de tissu blanc. Guilem aimait bien la forme de foulard et a dessiné un visage souriant. Personnellement, j’ai préféré garder le visage blanc. Je trouve que cela donne plus de mystère (et un fétiche, c’est bien sûr un être très mystérieux…)
    – Evan a collé les plumes à la colle chaude, et peaufiné le tout en ajoutant des antennes. Plus tard il a même ajouté des ailes en ruban dentelle large (mais j’ai oublié de reprendre une photo ☹)

 

Signe infini pour fetiche a voeux infini
Peindre le corps du fetiche pour voler en jaune soleil
Presser et torsader du papier pour fabriquer une forme de tete pour le fetiche a voeux
Presser et torsader du papier pour fabriquer une forme de tete pour le fetiche a voeux
Les tetes et corps des fetiches prennent forme.
Coller des plumes pour le fetiche d'Evan

Des fétiches à la maison : le bilan

Voici maintenant quelques semaines que nous avons réalisé nos fétiches.

Après leurs réalisations, nous leur avons trouvé un endroit confortable pour s’installer. Mon fétiche trône sur ma commode (à côté d’un livre de décoration d’intérieur) et celui d’Evan en haut de son étagère (pour mieux s’envoler peut-être). Guilem a confectionné un lit douillet pour le sien. Je pense que nous les avons bien traités. Pourtant, Evan ne s’est pas encore envolé. Ma créativité non plus. Quant aux vœux de Guilem, certains ont été bel et bien frustrés. Je pense que malheureusement, nous n’avons pas réussi à invoquer leurs pouvoirs magiques. Si vous souhaitez réaliser ces fétiches chez vous, je ne peux donc malheureusement pas garantir leurs puissances surnaturelles. (D’ailleurs n’hésitez pas à partager vos conseils à ce sujet en commentaire ci-dessous.) Par contre, je peux vous promettre que vous passerez un bon moment créatif ! (Peut-être que mon fétiche fonctionne finalement…)

Trois fetiches, pour creer, voler et rever!
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7 idées d’activités créatives avec des pâquerettes.

Dans cet article, vous trouverez :

  • De nombreuses légendes sur la pâquerette : nos ancêtres autour du monde accordaient plus d’attention à cette petite fleur que nous.
  • 7 idées d’activités créatives, gustatives et cosmétiques autour des pâquerettes.

J’adooore cette saison. Et j’adooore les pâquerettes. Notre gazon ne désemplit pas de ces petites fleurs blanches. Nous tondons, elles repoussent. C’est une manne qui semble inépuisable, du moins pendant quelques mois. C’est notre quatrième printemps dans notre jardin. Nous avons donc eu de multiples occasions d’explorer le potentiel de ces belles, bellis perennis de leur nom latin.

Légendes autour des pâquerettes

Eugène Rolland rapporte la légende suivante dans son livre « Flore populaire ou histoire naturelle des plantes dans leurs rapports avec la linguistique et le folklore ». La pâquerette serait née des larmes versées par Marie Madeleine quand elle ne trouva pas Jésus dans son tombeau au jour de sa résurrection.

Selon une autre croyance populaire, les pâquerettes auraient d’abord été complètement blanches. Un petit berger, l’offrit à Jésus, qui le baisa du bout des lèvres. Le cœur de la fleur devint jaune d’or et que le bord se marqua de rose à l’endroit du baiser. Une autre légende veut qu’un jour l’enfant Jésus se piqua avec une épine. Pour le consoler sa mère lui cueillit une pâquerette. Une goutte de sang coula sur la corolle et depuis, les pétales de la petite fleur sont teintés de rose.

Les celtes pensaient que les pâquerettes avaient le pouvoir d’arrêter la croissance. Une fée Milka en aurait donné en cachette à un prince pour qu’il reste à tout jamais enfant.

Une légende nordique raconte que dans les sombres forêts les arbres souffraient de ne pas voir le ciel bleu durant l’hiver. Baldur, dieu de la lumière, fit apparaître à leurs pieds une toute petite fleur en forme d’œil – une pâquerette – pour les prévenir de l’arrivée du printemps.

La nymphe romain Belidès se transforma en pâquerette pour échapper aux avances de Vertumnus , le dieu des saisons, et de la croissance des plantes.

Que d’histoires pour une petite fleur bien modeste et bien souvent ignorée de nos jours !

Comment utiliser les pâquerettes ?

Il est toujours possible de faire des mini bouquets. Malheureusement, ces petites fleurs sont plus résistantes dans le sol que dans un vase. Alors, que faire d’autre ? Nous sommes passé à l’action.

1. Grignoter
Dans leur section du jardin, nos lapins Roudoudou, Petidou et Cachou adorent croquer une petite fleur par ci par là. Pas besoin de préciser qu’ils ont toujours la priorité. Nous jouons avec celles qu’ils ont bien voulu nous laisser.

Les paquerettes comme snacks pour lapins.

2. Observer
Avec une loupe, ou à quatre pattes et le nez dans le gazon (au ras des pâquerettes 😊), les lutins aiment observer les fleurs. Observer est une première étape importante pour apprécier la nature.

Observer une paquerette a la loupe pour mieux apprecier la nature.
Peindre avec des paquerettes

3. Dessiner et peindre
Bien sûr, nous pouvons dessiner ou peindre une pâquerette sur une feuille. Nous pouvons aussi les tremper dans la gouache pour s’en servir de pinceau – tampon naturel. Ou bien nous les posons sur du papier, et tamponnons de la couleur autour pour créer une empreinte. Il y a plus d’une manière de créer avec une fleur. Laissons gambader notre imagination.

4. Coller
Toujours dans la catégorie arts visuels, nous réalisons des tableaux floraux avec des herbes, des fleurs et des pétales de saisons. La pâquerette est une ressource abondante.

5. Tresser
Avec une aiguille, et un peu de patience et dextérité, petit lutin a percé les cœurs jaunes pour créer une jolie guirlande. Ces guirlandes ne tiennent pas très longtemps, mais font une très jolie décoration printanière. C’est un excellent exercice de motricité fine.

Faire une guirlande de paquerette pour developper la matricite fine.
Salade verte avec des paquerettes

6. Grignoter encore
De nombreuses études ont identifié de multiples propriétés aux pâquerettes. Elles contiennent de la vitamine A et des minéraux (potassium, calcium, magnesium, phosphore, fer). Au-delà de leurs propriétés, je trouve qu’elles décorent à merveille mes salades. Les fleurs ont un goût légèrement amer, et les fleurs chatouillent un peu la gorge. Cette semaine, j’ai bien envie de tester une omelette aux épinards et aux fleurs.

7. Hydrater
Pour la deuxième année, nous avons réalisé de l’huile de pâquerettes. Nous ramassons les plus belles fleurs et les faisons sécher. Puis nous les faisons macérer dans de l’huile végétale (pour nous de l’huile de tournesol organique). Après quelques semaines, elle prend une belle couleur dorée. Filtrée, et avec quelques gouttes de vitamine E, elle se conservera plus longtemps. Cette huile nous a servi tout l’hiver dernier pour nous hydrater le corps. Elle a un effet tonifiant et raffermissant des tissus: elle est recommandée pour hydrater la poitrine ou pour le ventre des femmes enceintes. Christophe, d’Althéa Provence, la nomme « l’esthéticienne des prés ». Vous pouvez consulter son article très complet sur les multiples vertues médicinales de la belle.

Ces idées vous inspirent-elles ? Et vous, que faites-vous avec des pâquerettes ?

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Une poupée-câlin pour la fête des mères

Dans ce post, vous trouverez :

  • Les plus beaux câlins entre mamans et enfants de l’histoire de la peinture
  • Un bricolage facile pour que les enfants réalisent eux aussi un câlin artistique à offrir à leur maman

Tic tac tic tac, le compte à rebours pour la fête des mères 2021 a commencé. Il ne reste plus qu’une semaine pour réaliser un petit cadeau créatif pour faire plaisir aux mamans. Je vous propose ici une idée rapide et pleine de charme.

Les plus beaux câlins entre mamans et enfants de l’histoire de la peinture

Avez-vous remarqué combien d’artistes de part le monde ont peint ou créé des œuvres sur le thème de la mère et l’enfant ? Et je ne parle même pas de la Madone et de l’enfant Jésus. Juste des mamans et de leur progéniture. Voici ici une petite sélection.

Vous préférez laquelle ? Moi, j’avoue que j’aime beaucoup celles de Marie Cassat (Avez-vous lu mon post précédent sur ce thème ?). J’ai eu aussi un coup de cœur pour le couple coloré du peintre mongol Zaya.

Vous remarquez quelque chose ?

A travers les siècles, à travers les continents, de nombreuses œuvres présentent des mères qui couvent leurs petits, qui les serrent dans leurs bras, qui offrent des câlins, des baisers… Et des enfants qui le leur rende bien. Parce qu’au-delà des défis du quotidien, des responsabilités, des incompatibilités d’humeur, c’est cela l’image que l’on veut garder d’une maman : la sécurité des bras et l’amour inconditionnel.

Bon, je suis d’accord, la relation mère-enfant n’est pas forcément rose tous les jours. Mais c’est tout de même une belle image…. Et puis le câlin est un thème plus esthétique pour célébrer la fête des mères que… les couches-culottes ou la bataille des repas par exemple.

Bricolage : Les petites poupées câlins

Pour réaliser ces petites poupées-câlins, nous avons utilisé :

  • Du carton un peu épais
  • De la peinture acrylique
  • De la colle blanche

Notre activité :

  1. Nous avons découpé une forme de « 8 » d’environ 20 à 25 cm de long dans le carton : Ce sera la maman.

  2. Nous avons aussi découpé une forme de haricot, un peu plus courte que le ventre de la maman. Ce sera […suspense….] l’enfant.
Decouper les formes en carton pour les poupées
Peindre les formes en carton des poupées

3. Nous avons choisi 2 couleurs qui contrastent l’une avec l’autre, et peint la maman avec une et l’enfant avec l’autre. (Ici nous avons rouge/jaune, mauve/turquoise, rouge/bleu et rouge/turquoise.)

… Un petit tour de trampoline pendant que les premières couches de peinture sèches …

Voici notre collection colorée de poupées mamans et bébés
Peindre des motifs complémentaires sur les poupées mamans et bébés

4. Nous avons chacun choisi des motifs pour décorer nos poupées : lignes, points, courbes, quadrillage, ou même rien ! Les motifs de l’enfant ont été peints avec la même couleur que le corps de la maman et vice-versa. Sur certaines, nous avons aussi peint un rond représentant un visage très stylisé.

L’idée était de montrer par des couleurs opposées et des motifs différents que la maman et l’enfant sont proches biologiquement et émotionnellement, mais restent chacun des individus à part entière (donc distincts).

Poupées jaunes et rouges

… Une petite partie de trap-trap durant le séchage …

Poupées vertes et turquoises

5. Nous avons collé l’enfant sur la maman, en position verticale, inclinée d’un côté ou de l’autre, au choix du jeune créateur.

Et voilà ! Un couple maman-enfant bien coloré en train de se faire un gros câlin.

On peut bien sûr écrire un petit mot d’amour pour sa maman au dos de la poupée-câlin.

Poupées rouges et turquoises

J’espère que ces poupées vous plaisent. Je vous souhaite une bonne semaine créative !

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Des natures mortes à la manière de Salvador Dali

Dans ce post, vous trouverez

  • Les points forts de notre discussion sur Salvador Dali et la nourriture.
  • Une activité : la création de nature morte sur le thème de la beauté comestible
  • Un mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

Flashback sur mon examen d’espagnol lorsque j’avais 18 ans : nous devions faire une présentation orale de 30 minutes sur un sujet de notre choix. J’avais choisi de parler de Salvador Dali et en particulier de la beauté comestible. J’avais décidé d’illustrer ma présentation en « recréant » – de manière très libre – le « Buste de femme rétrospectif » avec une tête à coiffer, une baguette de pain, et quelques fourmis du jardin. C’était un pari risqué, mais ma professeure était assez originale et j’avais eu une très bonne note !

Mes lutins ont découvert Salvador Dali il y a quelques années. Son originalité a marqué leur mémoire. Lorsqu’Evan a mentionné qu’il voudrait bien explorer de nouveau cet artiste, je ne savais pas trop par où commencer parmi les centaines d’œuvres du maître. Puis, j’ai repensé à ce thème. Nous avons donc embarqué pour un voyage surréalistico-culinaire.

Parlons de Dali, de nourriture et de créativité

Le saviez-vous ? Lorsque Dali était enfant, il voulait devenir cuisinier. Il a finalement changé de voie, avec un certain succès. Et pourtant… De la corbeille de pain qui l’a fait connaître hors d’Espagne, au livre de recette « Les dîners de Gala », en passant par les baguettes géantes, la passion de la nourriture ne l’a jamais quitté.

Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante
Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante (1968) © Getty

Nous avons donc observé et discuté d’une dizaine de tableaux et compositions incluant des aliments.

*** Si vous voulez découvrir ces œuvres, laissez-moi un commentaire ci-dessous. Je vous enverrai notre fichier découverte. ***

Mais, me direz-vous, comment discuter avec ses enfants si on ne connait pas grand-chose à Dali. Pas de panique ! Nous ne sommes pas là pour devenir des spécialistes. D’ailleurs, je ne suis pas une spécialiste non plus. Dans mon fichier, il y a quelques informations sympas à partager avec les enfants, des anecdotes rigolotes (parce qu’une bonne rigolade crée des souvenirs plus durables qu’un long discours).

Mais le plus gros de nos discussions est basé sur nos observations. Je ferai un post plus détaillé un de ces jours sur le sujet. Mais en gros, nous décrivons ce que nous voyons, ce à quoi ça nous fait penser, et parfois les émotions que cela nous inspire : bref, nous avons notre propre interprétation.  Et ça, tout le monde est capable de le faire.

C’est vrai qu’on ne saura toujours pas pourquoi Dali mettaient des fourmis dans ses tableaux. Mais quelle qu’elle soit, l’interprétation de Dali ne change rien à ce que nous, public, nous ressentons face à ses fourmis. (Bon, vous voulez vraiment savoir ? En fait, Dali associait les fourmis à la putréfaction. C’est un animal qui l’inspire et le répulse en même temps.).

Quelques points forts de notre discussion :

Les enfants ont rapidement remarqué que les paysages de fond de toile sont souvent similaires (inspirés de sa région natale). Et bien sûr, ils ont passé un certain temps à relever les détails bizarres (on dirait que la poêle a fondu, que l’escargot veut parler au téléphone, etc.)

Dans les Corbeilles de pain de Dali, le pain est coupé, et parfois mordu, alors que la plupart des artistes peignent des pains entiers… D’après les garçons, peut-être parce que Dali aimait trop le pain, et ne pouvait pas s’empêcher d’en croquer un morceau pendant sa séance de peinture !

Le Téléphone homard les a beaucoup interpelés.

Que dit le téléphone homard quand on décroche ? « A l’eau ! » (Blague d’Evan)

Nous nous sommes amusés à faire une version plus personnelle et plus contemporaine. Ça vous plaît ?

A propos du « Portrait de Gala portant deux côtelettes en équilibre sur son épaule », le maître aurait dit : « J’aime les côtelettes et j’aime ma femme, je ne vois aucune raison de ne pas les peindre ensemble ». Cette merveilleuse citation nous a énormément fait rire. Et nous avons inventé quelques analogies savoureuses.

  • J’aime mon lapin et j’aime les pâtes. On pourrait dessiner notre Roudoudou sur un lit de spaghettis.
  • J’aime mes grands-parents et j’aime les glaces. On pourrait peindre les grands-parents avec des glaces fondantes en guise de chapeaux.
  • J’aime mes fils et j’aime le chocolat. Je vais les photographier barbouillés de chocolat… Non, ça, ça arrive tout le temps. Cela ne serait même pas original.

Ces associations improbables nous ont naturellement conduits vers une petite activité créative.

Créer une nature morte à la manière de Dali sur le thème de la beauté comestible

Nous avons utilisé :

  • Des aliments divers et variés
  • Des objets divers et variés
  • Un appareil photo

Je pense que vous avez déjà tout le matériel nécessaire chez vous.

Les enfants avaient la possibilité d’utiliser tout ce qui leur tombaient sous la main. Mais j’avoue que cela peut être un peu déstabilisant. Pour simplifier, on peut préparer une collection d’objets et d’aliments à l’avance.

Les instructions : Tu vas créer

  • une œuvre en 3 dimensions (une composition)
  • … avec au moins un aliment
  • … et avec au moins un objet trouvé dans la maison
  • … que tu trouves jolie
  • … mais pas trop sérieuse. Les éléments n’ont pas besoin de bien aller ensemble… au contraire. Plus c’est fou, plus c’est Dali.

Les enfants ont donc fait des essais. J’ai beaucoup aimé les observer durant ce temps créatif. Prendre un élément, le placer, le déplacer, l’enlever parfois…  jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits du résultat final. Voici les créations.

Je vous présente de gauche à droite :

La baguette magique (moi aussi j’avais très envie de jouer)

Alors, qu’est-ce-que cela vous inspire ?

Mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

  1. Quel aliment a inspiré les fameuses montres molles?
  • Un camembert coulant
  • Une crèpe retombée à côté de la pöele
  • Un œuf au plat

2. Quel est le plat préféré de Dali?

  • Le homard
  • Les oursins
  • La mousse au chocolat Lanvin

3. De quelle marque de nourriture Dali a créé le logo?

  • Une marque de camembert
  • Une marque de chocolat
  • Une marque de bonbons

Vous voulez vérifier vos réponses ? Elles sont dans mon fichier de découverte. N’oubliez pas de commenter ci-dessous pour le recevoir gratuitement. N’hésitez pas à partager vos belles œuvres avec nous. Et n’oubliez pas :

« La beauté sera comestible ou ne sera pas » (Salvador Dali)

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Il est revenu, le temps du muguet: art, histoires, origamis…

Dans ce post vous trouverez :

  • Des anecdotes sur le muguet
  • Des photos de magnifiques bijoux art nouveau inspirés par le muguet.
  • Une activité pour enfant: le muguet en origami
  • Une chanson bien de saison

En mai, c’est le temps du muguet. Depuis que nous habitons en Allemagne, j’ai découvert que le muguet pousse dans la forêt. C’est carrément magique. Dans le sud de la France, il ne poussait que dans des pochettes plastiques.

Quelques histoires de muguet

En France, le 1er mai est synonyme de muguet, et vice-versa. On offre un brin de muguet à ceux que l’on aime comme porte-bonheur. Mais d’où nous vient cette tradition ? Nous nous sommes penchés sur la question et nous avons trouvé plusieurs histoires.

# 1 : Le dieu grec Appolon invente le muguet pour que ses neuf muses ne s’abiment pas les pieds.

# 2 : La Vierge Marie verse des larmes au pied de la croix, qui se transforment en fleurs de muguet.

# 3 : En 1560, le 1er mai bien sûr, le roi Charles IX reçoit un brin de muguet porte-bonheur au cours d’une visite en province. Ça lui plaît tellement que l’année suivante, le 1er mai bien sûr, il en offre à toutes les dames de sa cour.

Vous préférez quelle version ? Personnellement, j’adore l’idée du tapis de fleurs spécial Muses, même si la troisième est probablement plus historique.

Le muguet côté art

Un oeuf de Fabergé décoré de muguet

Œuf au muguet de Fabergé

Chaque année au moment de Pâques, le Tsar Nicolas II offrait un oeuf exécuté par Fabergé aux membres de sa famille. Les oeufs étaient décorés de pierres précieuses sur fond d’émail. L’Œuf au muguet” date de 1898. Il est composé de perles fines, de rubis, de diamants, de cristal de roche, d’or, de vermeil et d’émail.
(Ref. http://www.noblesseetroyautes.com/oeuf-au-muguet-de-faberge/)

Les délicates clochettes se prêtent particulièrement bien au travail délicat des joailliers art nouveau. Le petit lutin a adoré le peigne au centre. Moi, je ne saurais lequel choisir. Et vous, lequel préférez-vous ?

Le muguet était la fleur favorite de René Lalique. Chaque année, au 1er mai, le joaillier offrait du muguet et une boite de chocolat à tous ses employés. Ce bracelet de la fin du XIX siècle(photo de gauche) est composé de feuilles en argent et d’or et d’émaux pour les tiges.
(Ref: https://www.musee-lalique.com/en/muguet-lily-valley-bracelet)

Notre activité créative : Le muguet en origami

Comme il nous manquait des matières premières pour fabriquer un œuf de Fabergé, nous avons opté pour une activité d’origami. Le muguet est possiblement originaire du Japon, donc tout s’enchaine parfaitement.

Nous avons utilisé :

  • du papier vert (un carré de 15 x 15 cm, et un rectangle de 4 x 15 cm)
  • du papier blanc (plusieurs petits carrés de 2 x 2 cm)
  • de la colle
  • un petit pic pour rouler la tige

Nous avons suivi le tuto des origami de Thomas. Vous pouvez regarder sa vidéo.

Mais comme les clochettes étaient un peu compliquées, nous avons opté pour une version simplifiée :

  • Couper un petit carré blanc dans la diagonale;
  • Replier les 2 côtés, comme 2 petites oreilles;
  • Coller 2 triangles dos-à-dos

Et hop, une clochette

L’origami est une activité parfaite pour développer la motricité fine, la minutie (surtout avec des carrés de 2 cm) et la patience.

On colle les clochettes sur la tige au pistolet à colle. Et voila!

Muguet en papier origami

La bande sonore 

Le temps du muguet, de Francis Lemarque bien entendu.

Allez, on vous laisse. On va faire un tour en forêt pour trouver du vrai muguet.

Avec ou sans clochette, nous vous souhaitons plein de bonheur pour l’année à venir.

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Cœur de glace

Non, je ne prétends pas être la reine des neiges et je ne vais pas me mettre à chanter. Mais cet hiver a été particulièrement froid et il a fallu user de beaucoup de créativité pour trouver des avantages et apprécier l’extérieur. Comme j’étais toujours gelée – au contraire des garçons qui ont dû hériter de sang viking à la grande loterie génétique – je me suis dit qu’on pourrait aussi bien faire geler d’autres choses.

Et là m’a pris une grande nostalgie de mes années québécoises. C’est vrai qu’à l’époque, j’étais moins frileuse. (Presque vingt ans sous les tropiques, ça laisse des traces dans le baromètre interne). A l’époque, nous allions faire du ski de fond le week-end même quand les températures avoisinaient « moins beaucoup ». Nous savions nous habiller à la mode pelure d’oignon pour mieux supporter le froid. Nous avions toujours une pelle à portée de main pour déneiger l’entrée de l’immeuble ou la voiture (ça, pour le coup, ça ne m’a pas trop manqué). Et il y avait le carnaval de Québec.

Avez-vous remarqué ? Il y a des carnavals partout dans le monde, tous différents. Un des points qu’ils ont en commun, c’est que les gens du coin les trouvent fantastiques et font d’énormes efforts pour préparer et fêter, alors que les autres, les visiteurs, ont souvent du mal à comprendre les célébrations et à apprécier le fun. C’est ce que j’ai éprouvé la première fois que j’ai vu un groupe en maillot de bain se jeter dans un bain de neige par moins vingt degrés pendant le carnaval de Québec (alors que moi je me gelais les pieds et les mains même en version textiles thermiques multicouches). Par contre, pas besoin d’explications détaillée ou de longue initiation pour apprécier la beauté des sculptures de neige, et le palais en glace de Bonhomme (la mascotte du carnaval). Chaque année, une grande structure en glace, que l’on peut visiter, est érigée à l’entrée de la vieille ville. La nuit, qui arrive tôt, des spots projettent des lumières colorées à travers les parois translucides. C’est très froid (Bonhomme est bien couvert, et il a l’habitude), et très beau.

Le chateau de glace du Bonhomme au carnaval de Quebec

Retour à notre hiver européen. Nous avons aussi voulu jouer avec les couleurs, la lumière et la glace, mais nous avons opté pour une version moins grandiose de guirlandes de glace. Décorées de matériaux naturels et suspendues sous la galerie devant la cuisine, elles ont accroché les faibles rayons du soleil hivernal et mit un peu de peps et de gaité dans notre jardin endormi.

Nous avons utilisé :

  • Des moules en silicones (nous avons essayé d’autres supports aussi – des ramequins en verre, et des couvercles de pots de fromage blanc – mais quelle galère pour démouler)
  • Des peaux de clémentines, des branchettes de cyprès, des feuilles et boules de houx. Pleins d’autres éléments de décorations peuvent être utilisés : paillettes, petits cailloux, mini jouets, etc. Fouillez donc vos tiroirs et votre jardin.
  • De l’eau
  • Des bouchons en liège
  • De la ficelle
Placer les decorations dans les moules pour faire des sculptures de glace

Notre activité :

  • Nous avons dispersé des décorations colorées au fond des moules.
  • Puis nous avons versé de l’eau doucement. Les décorations se sont mises à flotter (il a fallu en replacer certaines). Nous avons choisi de garder le côté orange des peaux de clémentines sur l’extérieur pour avoir une couleur plus vive, mais nous aurions aussi pu alterner.
  • Nous avons ensuite placé des bouchons de liège lesté avec de petites pierres pour créer des trous d’accrochage.
  • Une bonne nuit dehors, par température négative (ou au congélateur pour les chanceux qui ont un hiver doux), et le tour est joué.
  • Ne reste plus qu’à démouler le lendemain, à enlever les bouchons, et à accrocher à l’extérieur.
  • Les petites décorations dans les moules à mini kouglof ont fait une jolie guirlande. Mais notre favori est sans conteste le grand cœur glacé que j’ai accroché au matin de la St-Valentin.

Découvertes et réflexions :

  • Cette activité est adaptée à tous les âges. Les décorations peuvent être très simples ou plus élaborées en fonction du goût et de la patience de chacun.
  • Aller à la chasse au trésor dans la maison ou le jardin pour trouver des décorations fait partie du plaisir.
  • Certaines décorations flottent mieux que d’autres. C’est l’occasion de créer des couches.
  • Les bouchons restent en place dans quelques millimètres d’eau, mais doivent être lestés lorsque le niveau d’eau monte. Ah, la puissance de l’élément liquide ! Nous avons (trèèès) brièvement parlé de la poussée d’Archimède, mais il faudra que nous explorions ça plus en détail plus tard.
  • Il faut attendre que l’eau gèle. Nous avons pu observer la formation d’une fine couche de glace assez rapidement. Pour les plus impatients (c’est souvent le cas des plus petits), il peut être frustrant de ne pas avoir de résultat immédiat : on apprend la patience. Pour les plus autres, l’attente peut augmenter l’excitation. Même si on a tous déjà vu des glaçons, il y a un côté magique à découvrir les décorations le lendemain matin.

Les supports audio-visuels qui nous avons utilisés pour nous mettre dans l’ambiance :

  • Le globe terrestre pour localiser le Canada et la ville de Québec
  • Photos de sculptures de neige et de glace sur internet
  • Videos de la course de canots sur le St-Laurent gelé : Ça a beaucoup impressionné les enfants – il faut dire qu’il y a de quoi
  • Audio : Jonna Jinton, Singing Ice – 2 hours raw ice sounds (Glace chantante – sons produits par la glace) , https://www.youtube.com/watch?v=Qd-CwJa1SHE

Et vous, le froid, ca vous inspire ou ca vous laisse de glace? N’hesitez pas a nous en faire part dans les commentaires, ci-dessous.

Credit photo:
L’Art d’Apprendre
Palais de Bonhomme, Stagiairec, 2018