Publié dans Activite manuelle, Art, Creativite, Nature

Du beach art pour s’occuper à la plage

Dans cet article, vous trouverez:
– Une de nos sources d’inspiration pour le land art et le beach art
– Nos œuvres créatives à la plage : tableaux figuratifs, bonhommes de sable et mandalas
– Une réflexion sur ce que nous aimons et apprenons avec le beach art

Land art et beach art

Depuis les années 60, de nombreux artistes ont exploré un nouveau concept d’art : le Land Art. Ces œuvres utilisent des matériaux naturels : du bois, des rochers, des la végétation. Souvent, elles sont éphémères et s’inspirent de l’environnement dans lequel elles sont créées.

Les plages (beach en anglais), surtout celles des sables, ont attiré certains de ces créateurs. Nous sommes tombés sur cet article qui présente 10 artistes contemporains qui déploient leur art sur la toile naturelle des plages du monde. Imaginez la vision et les efforts nécessaires pour imaginer et réaliser des œuvres gigantesques avec des outils aussi simples qu’un râteau ou des pneus. Admirez la détermination pour gagner la course contre la marée… et ensuite la voir avalée par les flots.

A la plage : nous aussi nous faisons du beach art

Comment s’occuper en vacances sur une plage ? Il est possible de se baigner, de bronzer, de lire, de jouer au ballon, ou de faire des châteaux de sable. J’ai toujours adoré les châteaux de sable. Pour notre premier anniversaire de mariage, mon mari m’a offert un seau et des pelles (c’était un clin d’œil bien entendu). Et depuis, avec les lutins, nous avons creusé d’innombrables tunnels et monter une multitude de tours.

Depuis quelques temps, nous avons ajouté le beach art à notre set d’activité. L’objectif est simple : nous amuser en créant des œuvres naturelles.

  1. Nous ramassons des matériaux naturels trouvés sur la plage. En fonction des plages, nous trouvons des galets, des coquillages, des algues, des branches, des bouts de verre poli, etc.
  2. Parfois, nous choisissons un sujet figuratif. Comme sur cette plage de la mer baltique où nous avions envie de faire une sirène, ou cette représentation de la fable Le Corbeau et Le Renard
  3. Le plus souvent, nous nous laissons guider par ces matériaux. Y voyons-nous une forme, une histoire ? C’est le cas de cette branche tordue et de ce galet triangulaire qui sont devenues un cheval galopant.
Beach art: La sirene de la Baltique
La sirene de la Baltique
Beach art: le corbeau et le renard
Le corbeau et le renard
Beach art: cheval galopant
Cheval galopant
Beach art: tete de singe
Le singe
Beach art: la chouette
La chouette

Beach art de Noël : des bonhommes de sable

Connaissez-vous « Frosty the snowman » ? (Frostry le bonhomme de neige). C’est un personnage de dessin animé des années 1960. La chanson du film passe en boucle durant la période de Noël avec d’autres classiques anglo-saxons. Nous avons passé notre dernier Noël en Thaïlande à la plage. Bien entendu, il est difficile de faire des bonhommes de neige en Thaïlande. Mais nous avions envie d’être un peu dans l’ambiance de Noël. Alors pour compenser, nous avons fait des bonhommes de sable. Cela nous a donné l’occasion de nous essayer au beach art en 3D. Jour après jour, nous avons créé toute une série de Frosty, et même une petite histoire : Frosty a rencontré une belle madame de sable lors d’un bal tropical, ils se sont mariés et ont eu plein de petits bonhommes de sable. Ce fut une belle expérience créative.

Beach art: les bonhommes de sable
La sorviere des sables
Beach art: les bonhommes de sable
La fee de la plage
Beach art: les bonhommes de sable
Frosty danse avec sa belle
Beach art: les bonhommes de sable
La famille de Frosty

Beach art méditatif : les mandalas de sable

Dernier en date dans notre exploration du beach art : le mandala. Nous avons combiné un exercice de symétrie avec un de graphisme. Nous avons tracé une ligne pour séparer notre cercle en 2 et dessiné des formes symétriques chaque côté de cette ligne. Ensuite, nous avons décoré chaque section avec des motifs différents : points, lignes courbes ou zig-zag. Enfin, nous avons souligné les lignes principales avec de petits galets de couleurs assorties. Ça vous plaît ?

Beach art: poser les petits caillous par couleur pour faire un mandala
Beach art: poser les petits caillous par couleur pour faire un mandala

Ce que nous aimons et apprenons avec le beach art ?

  1. Ça nous occupe bien sur la plage : c’est l‘occasion de se lancer dans une petite activité entre 2 baignades.
  2. Nous aimons manipuler les matériaux naturels.
  3. Le beach art est réalisé à partir de matériaux trouvés sur place et de ce qu’ils nous inspirent. Nous ne savons pas à l’avance ce que nous allons trouver. Cela stimule donc la créativité sur plusieurs niveaux. C’est aussi un bon entraînement à l’upcycling (même si ce que nous utilisons ne sont pas des déchets que nous avons produit)
  4. Aligner des petits cailloux pour un mandala, c’est excellent pour la concentration. Il faut sélectionner des cailloux de taille et de couleur similaires, les placer sur la ligne sans abimer les autres motifs.
  5. Le beach art permet de travailler avec les textures et en 3 dimensions.
    – Un bâton peut se poser à plat, sur un autre ou se planter dans le sable.
    – Le sable peut se lisser, se creuser, se modeler.
  6. Le beach art est éphémère. Les enfants ont tendance à accumuler leurs œuvres. Mais comme on ne peut pas emporter la plage avec nous, il n’y a pas d’accumulation. On prend une belle photo en souvenir et c’est tout. Cela permet aussi d’apprendre à se séparer de ce que l’on a (et j’espère d’apprendre à gérer les frustrations la prochaine fois qu’un lutin devra se séparer d’un jeu ou d’un objet)

Alors, le beach art, ça vous inspire ? Partagez donc avec moi vos création.

Beach art: un mandala
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Nos 7 jeux préférés sur un trampoline

Dès qu’il fait beau, les lutins passent énormément de temps sur le trampoline dans le jardin. C’est sans aucun doute le meilleur investissement que nous avons fait. Depuis 2 ans, il nous offre des occasions d’exercice, de divertissement et de créativité. Voici ici les jeux auxquels nous jouons le plus souvent.

Façon arts du cirque : Sauter

Vous me direz, un trampoline, c’est fait pour cela. Alors, sautons. Et pour rendre le jeu plus varié, nous pouvons inventer et nous lancer des défis :

– Sauter x minutes sans s’arrêter, sur 2 pieds, ou sur 1 pied pour augmenter son souffle et son tonus musculaire
– Faire des demi-tours, des tours complets, ou des sauts périlleux pour apprendre à contrôler ses mouvement
– Créer un enchaînement de 3 ou 4 mouvements et l’autre joueur doit le reproduire… Les enchaînements peuvent devenir plus longs et plus complexes au fil du temps.

Ces défis développent la motricité et la résistance de manière très ludique.

Jonas Smith, Infinity and beyond (Flickr)

Arts populaires : Chanter et danser une ronde

C’est l’occasion de redécouvrir et revisiter les comptines populaires de notre enfance. En sautillant, la ronde prend un autre rythme. Notre chanson préférée est « L’alouette est sur la branche »

Matisse, La Danse

L’alouette est sur la branche. (bis)
[Refrain : Fait’s un petit saut L’alouette, l’alouette,
Fait’s un petit saut L’alouette comme il faut.]
Mettez vos bras en liance. (bis)
[Refrain]
Faites nous trois pas de danse. (bis)
[Refrain]
Faites nous la révérence. (bis)
[Refrain]

Et bien entendu, nous sautons le plus haut possible pendant les refrains. Nous ne nous sommes jamais rentrés dedans pour l’instant… touchons du bois

Tradition « culinaire » : Le pop-corn

Le « pop-corn » se couche sur le dos au milieu du trampoline, les genoux repliés sur la poitrine et les bras autour. Un ou deux autres sautent autour et font sauter le grain géant, parfois fort, parfois doucement. Massage du dos assuré. Le jeu se termine quand le pop-corn explose (c’est-à-dire se déplie). Un autre joueur prend sa place.

Façon fable : L’ours et l’abeille

C’est un jeu à la fois simple, créatif et sans véritable règle. Un joueur est l’ours, l’autre l’abeille. L’abeille fait du miel. L’ours veut en manger. Parfois l’ours veut attraper l’abeille pour voler son miel. Parfois l’abeille voler derrière l’ours pour le piquer et se défendre. Nous réinventons une histoire et une morale à chaque fois, tout en courant, sautant, roulant.

Fresque historique : Marco Polo

Marco Polo était un marchand vénitien et un explorateur de la fin du XIII siècle, début du XIV siècle. Il a voyagé le long de la route de la soie jusqu’en Asie Centrale. Il a vécu de nombreuses années à la cour de l’empereur Kubilai Khan. Ce jeu, qui se joue traditionnellement en piscine, n’est que vaguement inspiré des aventures de l’explorateur. Le joueur « Marco Polo » ferme les yeux et tourne sur lui-même. En gardant les yeux fermés, il part à la recherche de trésors : avec les bras tendus, il doit toucher un autre joueur. En piscine, « Marco Polo » crie Marco, et les autres joueurs répondent Polo pour l’aider à l’orienter. Sur un trampoline, qui est beaucoup plus petit, on peut garder le silence et se diriger en sentant les vibrations. Le joueur touché devient le nouveau Marco Polo. Essayez ! Avec les yeux fermés, garder l’équilibre est vraiment difficile. C’est incroyable.

Pop culture : Le jeu des mines bondissantes

Nous plaçons 1, 2, ou 3 ballons dans le trampoline et sautons. Les ballons – qui représentent des mines – bougent et roulent au gré de nos sauts. L’objectif est de ne pas sauter une mine (c’est-à-dire de toucher un ballon). C’est plus facile à écrire qu’à faire (surtout que je suis toujours la plus lourde et les ballons ont tendance à rouler vers moi).

Pop culture 2 : Le ballon prisonnier

L’objectif est de lancer un ballon pour toucher l’adversaire sans qu’il ou elle ne l’attrape. C’est bien entendu une version simplifiée, sur un mini terrain, et les sauts et rebonds la rendent intéressante.

Inspiration

A regarder en ouvrant grand la bouche et en faisant WAOW, mais surtout surtout, ne pas essayer ! https://www.youtube.com/watch?v=K9IIo6AUnXc

J’espère que ces idées vous inspirent. Je vous souhaite un été bondissant !

Crédit photo de couverture: Fabio Bruna, Trampoline (sketch), Flickr

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Activité créative : Peindre un soleil brillant.

Quand il fait beau, nous aimons bien nous installer au jardin pour des activités artistiques.

Une création sur le thème du soleil s’imposait pour célébrer le retour du beau temps. Celle-ci était simple et rapide, mais avec un résultat final coloré et très satisfaisant pour les lutins.

Pour cette activité, nous avons utilisé :

  • Du papier entoilé en format A4 : le papier entoilé est comme une toile sans cadre. On peut le travailler à plat comme une feuille de papier. Il accroche la peinture comme une toile. On peut jouer avec les épaisseurs sans risque de trouer la feuille.
  • De la peinture acrylique. Elle sèche vite. Les couleurs sont vibrantes.
  • Du papier à motif, ici du papier pour origami
  • Des sequins et paillettes
  • De la colle ou du vernis colle
  • Un marqueur
  1. Les enfants ont tracé un grand cercle, ou plutôt une section de cercle sur le papier.
Dessiner le pourtour du soleil

2. Ils ont peint les sections du soleil et du ciel. Cela a été l’occasion de jouer avec les couleurs et l’épaisseur de la peinture. Nous aimons bien passer un pinceau sec et dur sur de la peinture encore fraiche pour créer des effets de texture.

Peindre le soleil

Peindre le soleil

3. Le plus difficile a sans doute été de choisir le papier origami dans lequel les lutins voulaient découper les rayons. Ils les ont ensuite collés. Le vernis colle protège mieux le papier.

Coller les bandes de papier pour faire les rayons du soleil.

4. Sequins ou paillettes donnent un petit côté brillant à la réalisation. (malheureusement, ca ne ressort pas bien sur la photo).

5. Et pour finir, un petit message positif finit d’illuminer notre journée.

Ecrire un message positif pour illuminer le tableau.

Et voilà une petite création qui nous aura pris une petite heure (cela inclut des phases de séchage plutôt longue car les lutins aiment bien faire des séances de trampoline entre 2 couches).

Qu’en pensez-vous ? Ca sent l’été ?

Un soleil bien brillant, pres a etre offert.

Et en bande sonore: Deux enfants au soleil, de Jean Ferrat

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Apprendre avec Star Wars : Le masque de Darth Vader (DIY) et autres jeux

Dans ce post, vous trouverez :

  • des idées sur des jeux qui permettent d’apprendre sans s’en rendre compte avec Star Wars
  • un super DIY : un masque de Darth Vader en papier mâché

Difficile d’ignorer Start Wars lorsque l’on pense à la pop culture. C’est une de ces épopées cinématographiques qui réunit les générations. On compare les personnages des volets récents avec ceux plus anciens. On échange des souvenirs et les scènes favorites. Les lutins adorent. Ils ont regardé tous les films (plusieurs fois), avec nous. Rien de tel qu’une bonne bataille intergalactique pour mieux supporter les longues soirées froides et pluvieuses en hiver.

Au-delà du divertissement, Star Wars a été à la source de nombreux apprentissages.

Jeu de rôle Star Wars

Avec des bâtons et des règles souples, Evan et Guilem se sont concoctés des armes ingénieuses et inoffensives. On enroule la règle. Un bon coup de poignet et elle se déroule en un sabre laser. Il fallait y penser. La suite de l’histoire est en général aussi compliquée que dans les films, avec de nombreux rebondissements (vive l’imagination), quelques disputes (rien de tel pour pratiquer la résolution de conflit), et de bons moments de jeu commun entre frères.

Bien entendu, chacun a un personnage favori.

Pour Evan, c’est Anakin Skywalker, parce qu’il est beau, drôle, courageux et puissant. Il est doué pour la technique.

Amakin et sa mère et sont vendus comme esclaves. Ils doivent travailler dur et son très pauvres. A ll’âge de 5 ans, il se met à construire tout seul un jet à partir d’un tas de féraille, et bien sûr, à 7 ans, il gagne une grande course. Lorqu’il apprend qu’il est un jedi, il s’entraîne énormément et devient un des plus puissants.

Pour Guilem, c’est Darth Vader, parce qu’il est cool.  Il a un sabre et un casque (pour se cacher derrière ? Je ne saurai pas). Il est très puissant. Il est méchant, mais durant les dernières minutes de sa vie, il reconnaît ses erreurs. (redemption, redemption)

Si vous n’êtes pas fan de Star Wars, il faut savoir qu’Anakin et Darth Vader sont en fait la même personne à différents moments de l’histoire. Etrange choix des frérots !

Jeu de cartes Star Wars

Les cartes représentent 55 personnages. Elles ont 3 couleurs : les gentils, les méchants et les autres. Elles ont différents symboles : les soldats de l’Empire, les chevaliers Jedi, les rebelles, etc…. Elles ont des point en fonction de la force des différents personnages (grosse déception pour moi : Han Solo n’a que 5 points sur 10 ☹). Les lutins passent des heures à faire des batailles, à les trier, les ordonner, les comparer, etc.

Cartes de jeu Star Wars

Légo Star Wars

Parfait pour la motricité fine et la concentration. Evan a passé de nombreuses heures à monter des Légos de vaisseaux intergalactiques. C’est un enfant qui bouge tout le temps, et les Légos sont une des rares activités pour lesquelles il peut rester concentrer pendant un long moment. Et pour monter un vaisseau, il faut quelques heures…

Bricolage DIY : le casque de Darth Vader en papier mâché.

Guilem souhaitait absolument un casque de son héros. Et j’avoue que je ne suis pas une grande fan des coque en plastique made in China. Nous avons donc décidé d’en fabriquer un nous-même.

Après avoir regardé plusieurs tutos sur internet, nous avons choisi celui de « Lair of the Visionary » (lien en fin d’article)

Cela ne paraissait pas facile… et bien ce n’était pas facile. Mais voici notre travail à 6 mains.

Nous avons utilisé :

  • du carton pour la structure principale
  • du papier journal, de la farine, de l’eau et un peu de colle blanche pour le papier mâché
  • un pistolet avec colle
  • de la peinture noire

Le tuto permet de télécharger les formes des pièces principales : cela a été très utile.

Nous avons suivi les explications pas-à-pas. Je ne vous réexplique pas tout mais vous pouvez voir quelques photos des étapes principales.

Pas mal, non? Qu’en pensez-vous?

Découvertes et réflexions :

Ce genre de projet est compliqué et réclame la participation active d’un adulte. Mais les enfants sont capables de parfaitement réaliser la plupart des étapes.

Couper, assembler les formes entre elles est un vrai travail de précision. Il faut parfois utiliser des ciseaux, parfois des cutters. Du scotch de peintre aide à renforcer certains assemblages. Il est bien pratique d’avoir 4 mains pour certaines étapes.

Le papier mâché est une technique simple, mais qui requiert de la patience. L’ensemble du projet nous a pris plus de 2 semaines, pour laisser sécher les différentes couches de papier mâché et de peinture. Parfois, nous pensions une étape terminée et réalisions après séchage qu’il fallait une couche de plus.

Rien à voir avec la gratification instantanée de « j’ouvre la boîte, je joue, … et souvent très vite j’oublie ». C’est un processus. Les enfants ont pu essayer le casque aux étapes intermédiaires, le regarder sécher en imaginant la suite, en rêvant…. Et enfin montrer avec fierté le produit final, et jouer. Il est un peu de guingois, un peu moins brillant que les versions du commerce, mais c’est un vrai travail de Jedi !

Que la Force soit avec vous!

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Des natures mortes à la manière de Salvador Dali

Dans ce post, vous trouverez

  • Les points forts de notre discussion sur Salvador Dali et la nourriture.
  • Une activité : la création de nature morte sur le thème de la beauté comestible
  • Un mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

Flashback sur mon examen d’espagnol lorsque j’avais 18 ans : nous devions faire une présentation orale de 30 minutes sur un sujet de notre choix. J’avais choisi de parler de Salvador Dali et en particulier de la beauté comestible. J’avais décidé d’illustrer ma présentation en « recréant » – de manière très libre – le « Buste de femme rétrospectif » avec une tête à coiffer, une baguette de pain, et quelques fourmis du jardin. C’était un pari risqué, mais ma professeure était assez originale et j’avais eu une très bonne note !

Mes lutins ont découvert Salvador Dali il y a quelques années. Son originalité a marqué leur mémoire. Lorsqu’Evan a mentionné qu’il voudrait bien explorer de nouveau cet artiste, je ne savais pas trop par où commencer parmi les centaines d’œuvres du maître. Puis, j’ai repensé à ce thème. Nous avons donc embarqué pour un voyage surréalistico-culinaire.

Parlons de Dali, de nourriture et de créativité

Le saviez-vous ? Lorsque Dali était enfant, il voulait devenir cuisinier. Il a finalement changé de voie, avec un certain succès. Et pourtant… De la corbeille de pain qui l’a fait connaître hors d’Espagne, au livre de recette « Les dîners de Gala », en passant par les baguettes géantes, la passion de la nourriture ne l’a jamais quitté.

Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante
Dali et le peintre Georges Mathieu et la baguette géante (1968) © Getty

Nous avons donc observé et discuté d’une dizaine de tableaux et compositions incluant des aliments.

*** Si vous voulez découvrir ces œuvres, laissez-moi un commentaire ci-dessous. Je vous enverrai notre fichier découverte. ***

Mais, me direz-vous, comment discuter avec ses enfants si on ne connait pas grand-chose à Dali. Pas de panique ! Nous ne sommes pas là pour devenir des spécialistes. D’ailleurs, je ne suis pas une spécialiste non plus. Dans mon fichier, il y a quelques informations sympas à partager avec les enfants, des anecdotes rigolotes (parce qu’une bonne rigolade crée des souvenirs plus durables qu’un long discours).

Mais le plus gros de nos discussions est basé sur nos observations. Je ferai un post plus détaillé un de ces jours sur le sujet. Mais en gros, nous décrivons ce que nous voyons, ce à quoi ça nous fait penser, et parfois les émotions que cela nous inspire : bref, nous avons notre propre interprétation.  Et ça, tout le monde est capable de le faire.

C’est vrai qu’on ne saura toujours pas pourquoi Dali mettaient des fourmis dans ses tableaux. Mais quelle qu’elle soit, l’interprétation de Dali ne change rien à ce que nous, public, nous ressentons face à ses fourmis. (Bon, vous voulez vraiment savoir ? En fait, Dali associait les fourmis à la putréfaction. C’est un animal qui l’inspire et le répulse en même temps.).

Quelques points forts de notre discussion :

Les enfants ont rapidement remarqué que les paysages de fond de toile sont souvent similaires (inspirés de sa région natale). Et bien sûr, ils ont passé un certain temps à relever les détails bizarres (on dirait que la poêle a fondu, que l’escargot veut parler au téléphone, etc.)

Dans les Corbeilles de pain de Dali, le pain est coupé, et parfois mordu, alors que la plupart des artistes peignent des pains entiers… D’après les garçons, peut-être parce que Dali aimait trop le pain, et ne pouvait pas s’empêcher d’en croquer un morceau pendant sa séance de peinture !

Le Téléphone homard les a beaucoup interpelés.

Que dit le téléphone homard quand on décroche ? « A l’eau ! » (Blague d’Evan)

Nous nous sommes amusés à faire une version plus personnelle et plus contemporaine. Ça vous plaît ?

A propos du « Portrait de Gala portant deux côtelettes en équilibre sur son épaule », le maître aurait dit : « J’aime les côtelettes et j’aime ma femme, je ne vois aucune raison de ne pas les peindre ensemble ». Cette merveilleuse citation nous a énormément fait rire. Et nous avons inventé quelques analogies savoureuses.

  • J’aime mon lapin et j’aime les pâtes. On pourrait dessiner notre Roudoudou sur un lit de spaghettis.
  • J’aime mes grands-parents et j’aime les glaces. On pourrait peindre les grands-parents avec des glaces fondantes en guise de chapeaux.
  • J’aime mes fils et j’aime le chocolat. Je vais les photographier barbouillés de chocolat… Non, ça, ça arrive tout le temps. Cela ne serait même pas original.

Ces associations improbables nous ont naturellement conduits vers une petite activité créative.

Créer une nature morte à la manière de Dali sur le thème de la beauté comestible

Nous avons utilisé :

  • Des aliments divers et variés
  • Des objets divers et variés
  • Un appareil photo

Je pense que vous avez déjà tout le matériel nécessaire chez vous.

Les enfants avaient la possibilité d’utiliser tout ce qui leur tombaient sous la main. Mais j’avoue que cela peut être un peu déstabilisant. Pour simplifier, on peut préparer une collection d’objets et d’aliments à l’avance.

Les instructions : Tu vas créer

  • une œuvre en 3 dimensions (une composition)
  • … avec au moins un aliment
  • … et avec au moins un objet trouvé dans la maison
  • … que tu trouves jolie
  • … mais pas trop sérieuse. Les éléments n’ont pas besoin de bien aller ensemble… au contraire. Plus c’est fou, plus c’est Dali.

Les enfants ont donc fait des essais. J’ai beaucoup aimé les observer durant ce temps créatif. Prendre un élément, le placer, le déplacer, l’enlever parfois…  jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits du résultat final. Voici les créations.

Je vous présente de gauche à droite :

La baguette magique (moi aussi j’avais très envie de jouer)

Alors, qu’est-ce-que cela vous inspire ?

Mini quiz rigolo sur Dali et la nourriture

  1. Quel aliment a inspiré les fameuses montres molles?
  • Un camembert coulant
  • Une crèpe retombée à côté de la pöele
  • Un œuf au plat

2. Quel est le plat préféré de Dali?

  • Le homard
  • Les oursins
  • La mousse au chocolat Lanvin

3. De quelle marque de nourriture Dali a créé le logo?

  • Une marque de camembert
  • Une marque de chocolat
  • Une marque de bonbons

Vous voulez vérifier vos réponses ? Elles sont dans mon fichier de découverte. N’oubliez pas de commenter ci-dessous pour le recevoir gratuitement. N’hésitez pas à partager vos belles œuvres avec nous. Et n’oubliez pas :

« La beauté sera comestible ou ne sera pas » (Salvador Dali)

Publié dans Art, Creativite, Peindre et dessiner

Mondrian, c’est carrément coloré

Dans cet article, vous trouverez :

  • Pourquoi Mondrian ?
  • Trois idées d’activités créatives autour de l’œuvre abstraite de l’artiste.
  • Quelques anecdotes amusantes qui nous connectent à l’artiste sans faire de grands discours.
  • Et comment Mondrian nous a fait jouer aux anagramme, danser le boogie et créer.

Pourquoi explorer Mondrian avec les enfants ?

Aborder l’art abstrait avec des enfants, ça peut paraitre impressionnant pour les adultes (comment vais-je lui expliquer cela ?). Pourtant, avec mes loulous et plusieurs de leurs copains, ça s’est toujours bien passé. En général, Evan et Guilem sont attirés par les œuvres très réalistes. Mais, et c’est une interprétation très personnelle, ils se disent peut-être qu’ils ne sont pas encore capables de peindre comme Rembrandt ou Renoir, alors que les lignes de Mondrian et les taches de Pollock semblent tout de même plus accessibles.

Avec l’art abstrait, nous avons pris le parti de ne pas essayer d’interpréter, mais juste de comprendre un peu la démarche de l’artiste. Dans sa jeunesse, Mondrian aimait bien peindre des paysages, surtout des arbres. Mais ses œuvres les plus célèbres sont des compositions géométriques de couleurs primaires, noir et blanc. Son idée est de simplifier au maximum les formes et les couleurs. L’artiste y voyait une forme de spiritualité.

Trois idées d’activités autour de l’œuvre de Mondrian

#1. Avec une règle, des ciseaux, une feuille de papier noir pour le fond et des feuilles colorées pour les formes

Nous avons choisi rouge, bleu, jaune et blanc, comme l’artiste.

L’objectif: travailler la composition.

Après tout, un tableau de Mondrian est une excellente opportunité de réviser les formes géométriques de base. Un rectangle, c’est 4 angles droits et les côtés opposés de la même longueur.

Sur les feuilles colorées : on mesure, on dessine, on coupe des rectangles de différentes tailles. On les arrange sur la feuille noire, on colle quand on aime la vue d’ensemble, et voilà ! Pour le petit lutin, c’est moins facile que ça n’en a l’air.

Tracer et decouper des rectangles de couleurs en papier

#2. Avec crayons et un marqueur noir – et SANS règle.

L’objectif: travailler le traçage de lignes à main levée

Sur une feuille blanche, on dessine des rectangles de différentes tailles avec le marqueur. Le grand défi, c’est de faire comme Mondrian et de tracer les traits à main levée. Pas facile facile. Ensuite, on choisit 3 couleurs pour colorier les rectangles. Certains restent blancs. On peut éventuellement repasser les lignes au marqueur pour faire plus net.

Tracer les lignes à main levée
Colorier les rectangles

#3. Explorer Mondrian avec Powerpoint

L’objectif: travailler les mélanges de couleurs.

Sur Powerpoint, j’ai préparé une diapo avec des rectangles de tailles différentes. J’ai ensuite copié la forme sur plusieurs diapos. Les lutins ont appris à cliquer pour sélectionner une forme, et à choisir une couleur pour la remplir. Nous avons joué d’une part avec les couleurs primaires et secondaires, d’autre part avec les différentes nuances d’une même couleur. Gros succès. On ne l’arrêtait plus. Vous pouvez voir quelques unes de leurs réalisations ci-dessous (essayez donc de faire bouger la double flêchepour passer d’une composition à l’autre).

Quelques anecdotes amusantes sur Mondrian

J’aime bien raconter quelques histoires pendant que nous faisons une activité.

Le saviez-vous?

  1. Son vrai nom est Pieter Cornelius Mondriaan. Dans le milieu artistique, il se fait appeler Piet Mondrian. C’est un anagramme. Saurez-vous trouver lequel ? Evan y est arrivé en environ 10 minutes (solution à la fin du post).
  2. Mondrian n’utilisait pas de règle pour préparer ses toiles. (Nous, pour la première activité, on a triché).
  3. Mondrian utilisait les murs de son studio à Paris pour expérimenter avec les formes et les couleurs. Il vivait dans une œuvre en 3 dimensions. Plutot cool comme idée.
  4. Nous avons la covid. En 1918, Mondrian a attrapé la grippe espagnole, qui a fait des millions de victimes. Mais Mondrian a survécu.
  5. Mondrian adorait dancer le boogie woogie. Du coup, on a essayé aussi. On n’est pas très doué (donc pas de photos) mais on s’est bien amusé. Nous avons trouve un tuto simple et sympa sur le Club Chutney: https://www.youtube.com/watch?v=d7AlFGeIqRE
  6. Mondrian a inspiré la mode. Yves Saint Laurent a créé plusieurs robes directement inpirées par les lignes noires et les blocs colorés des toiles de l’artiste. Depuis, on trouve de nombreux vêtements, chaussures, accessoires dans le même style.
  7. Le groupe américain White Stripes a compose un album intitulé De Stijl (le style) en 2000, inspiré par l’artiste.

La solution de l’anagramme : Piet Mondrian est l’anagramme de I paint modern

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Cœur de glace

Non, je ne prétends pas être la reine des neiges et je ne vais pas me mettre à chanter. Mais cet hiver a été particulièrement froid et il a fallu user de beaucoup de créativité pour trouver des avantages et apprécier l’extérieur. Comme j’étais toujours gelée – au contraire des garçons qui ont dû hériter de sang viking à la grande loterie génétique – je me suis dit qu’on pourrait aussi bien faire geler d’autres choses.

Et là m’a pris une grande nostalgie de mes années québécoises. C’est vrai qu’à l’époque, j’étais moins frileuse. (Presque vingt ans sous les tropiques, ça laisse des traces dans le baromètre interne). A l’époque, nous allions faire du ski de fond le week-end même quand les températures avoisinaient « moins beaucoup ». Nous savions nous habiller à la mode pelure d’oignon pour mieux supporter le froid. Nous avions toujours une pelle à portée de main pour déneiger l’entrée de l’immeuble ou la voiture (ça, pour le coup, ça ne m’a pas trop manqué). Et il y avait le carnaval de Québec.

Avez-vous remarqué ? Il y a des carnavals partout dans le monde, tous différents. Un des points qu’ils ont en commun, c’est que les gens du coin les trouvent fantastiques et font d’énormes efforts pour préparer et fêter, alors que les autres, les visiteurs, ont souvent du mal à comprendre les célébrations et à apprécier le fun. C’est ce que j’ai éprouvé la première fois que j’ai vu un groupe en maillot de bain se jeter dans un bain de neige par moins vingt degrés pendant le carnaval de Québec (alors que moi je me gelais les pieds et les mains même en version textiles thermiques multicouches). Par contre, pas besoin d’explications détaillée ou de longue initiation pour apprécier la beauté des sculptures de neige, et le palais en glace de Bonhomme (la mascotte du carnaval). Chaque année, une grande structure en glace, que l’on peut visiter, est érigée à l’entrée de la vieille ville. La nuit, qui arrive tôt, des spots projettent des lumières colorées à travers les parois translucides. C’est très froid (Bonhomme est bien couvert, et il a l’habitude), et très beau.

Le chateau de glace du Bonhomme au carnaval de Quebec

Retour à notre hiver européen. Nous avons aussi voulu jouer avec les couleurs, la lumière et la glace, mais nous avons opté pour une version moins grandiose de guirlandes de glace. Décorées de matériaux naturels et suspendues sous la galerie devant la cuisine, elles ont accroché les faibles rayons du soleil hivernal et mit un peu de peps et de gaité dans notre jardin endormi.

Nous avons utilisé :

  • Des moules en silicones (nous avons essayé d’autres supports aussi – des ramequins en verre, et des couvercles de pots de fromage blanc – mais quelle galère pour démouler)
  • Des peaux de clémentines, des branchettes de cyprès, des feuilles et boules de houx. Pleins d’autres éléments de décorations peuvent être utilisés : paillettes, petits cailloux, mini jouets, etc. Fouillez donc vos tiroirs et votre jardin.
  • De l’eau
  • Des bouchons en liège
  • De la ficelle
Placer les decorations dans les moules pour faire des sculptures de glace

Notre activité :

  • Nous avons dispersé des décorations colorées au fond des moules.
  • Puis nous avons versé de l’eau doucement. Les décorations se sont mises à flotter (il a fallu en replacer certaines). Nous avons choisi de garder le côté orange des peaux de clémentines sur l’extérieur pour avoir une couleur plus vive, mais nous aurions aussi pu alterner.
  • Nous avons ensuite placé des bouchons de liège lesté avec de petites pierres pour créer des trous d’accrochage.
  • Une bonne nuit dehors, par température négative (ou au congélateur pour les chanceux qui ont un hiver doux), et le tour est joué.
  • Ne reste plus qu’à démouler le lendemain, à enlever les bouchons, et à accrocher à l’extérieur.
  • Les petites décorations dans les moules à mini kouglof ont fait une jolie guirlande. Mais notre favori est sans conteste le grand cœur glacé que j’ai accroché au matin de la St-Valentin.

Découvertes et réflexions :

  • Cette activité est adaptée à tous les âges. Les décorations peuvent être très simples ou plus élaborées en fonction du goût et de la patience de chacun.
  • Aller à la chasse au trésor dans la maison ou le jardin pour trouver des décorations fait partie du plaisir.
  • Certaines décorations flottent mieux que d’autres. C’est l’occasion de créer des couches.
  • Les bouchons restent en place dans quelques millimètres d’eau, mais doivent être lestés lorsque le niveau d’eau monte. Ah, la puissance de l’élément liquide ! Nous avons (trèèès) brièvement parlé de la poussée d’Archimède, mais il faudra que nous explorions ça plus en détail plus tard.
  • Il faut attendre que l’eau gèle. Nous avons pu observer la formation d’une fine couche de glace assez rapidement. Pour les plus impatients (c’est souvent le cas des plus petits), il peut être frustrant de ne pas avoir de résultat immédiat : on apprend la patience. Pour les plus autres, l’attente peut augmenter l’excitation. Même si on a tous déjà vu des glaçons, il y a un côté magique à découvrir les décorations le lendemain matin.

Les supports audio-visuels qui nous avons utilisés pour nous mettre dans l’ambiance :

  • Le globe terrestre pour localiser le Canada et la ville de Québec
  • Photos de sculptures de neige et de glace sur internet
  • Videos de la course de canots sur le St-Laurent gelé : Ça a beaucoup impressionné les enfants – il faut dire qu’il y a de quoi
  • Audio : Jonna Jinton, Singing Ice – 2 hours raw ice sounds (Glace chantante – sons produits par la glace) , https://www.youtube.com/watch?v=Qd-CwJa1SHE

Et vous, le froid, ca vous inspire ou ca vous laisse de glace? N’hesitez pas a nous en faire part dans les commentaires, ci-dessous.

Credit photo:
L’Art d’Apprendre
Palais de Bonhomme, Stagiairec, 2018

Publié dans Creativite

Être ou ne pas être créatif, telle est la question…

Créativité : N.f., Pouvoir de création, d’invention (Le Robert)

J’aime cette définition parce que la créativité y est décrite comme un pouvoir…. Un pouvoir magique…

Car être créatif, cela signifie que l’on peut imaginer, voir au-delà de la réalité et du moment. C’est passer de merveilleux moments à regarder passer des animaux fantastiques dans les nuages. C’est aussi fabriquer des cadeaux originaux pour les amis (« Oh, tu as toujours de super idées »), ou développer un super spectacle pour la prochaine fête de famille (« Mais où va-t-elle chercher tout ça ? »). Enfin, et je trouve cela vraiment important, c’est se donner les moyens d’avancer dans la vie d’une manière qui nous correspond vraiment, sans suivre le troupeau, et de trouver nos solutions aux défis et difficultés que nous rencontrons.

Un avion en carton, construit a 6 mains, resultant de notre creativite, et incitant a creer de nombreuses aventures.
Un avion en carton, construit à 6 mains, resultant de notre creativité , et incitant à inventer de nombreuses aventures.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une marraine fée ou un grand-père sorcier pour brandir ce pouvoir magique. Oui, c’est vrai certains naissent avec le cerveau en ébullition, ou avec des yeux bioniques qui détectent des lutins dans tous les creux de rochers, ou bien encore des doigts et oreilles enchantés qui produisent des mélodies envoutantes.  Mais la créativité, ça se travaille, ça se développe, et c’est à la portée de tous. Il suffit d’y croire, et d’y travailler un peu aussi.

De nombreux livres et articles sur internet et dans les magazines proposent des listes de conseils pour stimuler nos cellules grises. Par exemple, être curieux, prendre soin de soi, rêver et s’ennuyer, contempler, avoir de multiples sources d’inspiration .. un jour je ferai une longue liste. Mais certains diront, je rêve toutes les nuits, et je ne me réveille pas avec plus d’imagination. Alors si vous prenez le temps de lire ce blog, je partagerai avec vous certains de nos jeux et activités (et ça, ça tombe pile dans la catégorie « avoir de multiples sources d’inspiration, eh eh !).

Exercice de graphisme avec les lettres du mot CREER

En attendant, je vous dévoile une formule magique … tadatadatada (roulement de tambour)

Le ridicule ne tue pas.

Et oui, pour être créatif, il ne faut pas avoir peur d’être et de penser différemment. C’est difficile au début. Et puis on s’habitue. Et plus tard, on apprécie et on est apprécié. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais je trouve que ça vaut le coup d’essayer.

Et pour vous, c’est important la creativité ? Avez-vous des trucs a partager? N’hésitez pas a nous en faire part dans les commentaires, ci-dessous.

A bientôt.

En aparté :

Quand Guilem a vu mes lettres décorées, il a voulu ecrire et decorer son propre mot. Il a choisi INVENTER. Mais dans son enthousiasme, il a oublié le N. Qu’à cela ne tienne. C’est un N cascadeur et de mauvaise humeur qui s’est harponné à son mot d’origine. Si ce n’est pas de la créativité, ça !

Exercice de graphisme avec les lettres du mot INVENTER, ou le N a d'abord ete oublie puis rattacher,
Publié dans Creativite

C’est parti pour l’aventure !

Quelle aventure ? Nous sommes en pleine pandémie. Où vais-je bien pouvoir aller, me demanderez-vous ? Et bien, ceci est le début de mon aventure sur internet. Voilà quelques temps que je tourne et retourne cette idée dans ma tête. Comme il faut un début à tout, voici officiellement ce début.

« DEBUT »

Je sais, je me répète un peu, mais comme il n’y aura probablement que ma maman et quelques bonnes copines qui liront ce poste, elles me pardonneront surement. Et si toi aussi, gentille lectrice, lecteur patient, tu me lis, merci d’avoir supporté ces 2 premiers paragraphes. Je te promets que ça va s’améliorer.

La difficulté, c’est que j’ai très envie de partager mon amour pour l’art, tous les arts. Et pour la culture, toutes les cultures. C’est très vaste. C’est difficile de décider par où commencer. (En même temps, un blog, c’est fait pour durer. J’ai assez de matière pour écrire pendant un moment.)

Nous avons vécu longtemps en Asie : les enfants avaient 8 et 4 ans lorsque nous avons quitté la Thaïlande. Nous avons rencontré des gens de cultures et religions très diverses, apprécié leurs cuisines, leurs artisanats, leurs façons de vivre et penser, participé à des festivals dans de nombreux pays.

Nous avons lu des livres sur des artistes célèbres, visité des ateliers d’artistes, des expos et des musées, regardé des vidéos, fait des activités créatives – beaucoup d’activités créatives, avec pleins de techniques différentes.

Les arts et cultures se sont invités dans notre cuisine, dans notre jardin, dans nos ballades, bref dans notre vie de tous les jours. Nous ne sommes pas très doués, experts en rien, mais qu’est-ce-qu’on s’amuse !

Rien qu’en ce moment, nous nous trouvons au cœur d’un méga tourbillon culturel. La semaine dernière, vous avons fêté le nouvel an chinois (bienvenus dans l’année du buffle) avec de délicieux plats asiatiques. Embrayage sur la St-Valentin, certes très commerciale et assez récemment fêté en Europe, mais qui me rappelle mes années canadiennes. En même temps, nous sommes en pleine période de carnaval. Et carnaval, c’est TRES important dans la région allemande où nous habitons. Mais pour mardi-gras, nous mangerons les ganses, une spécialité de ma région niçoise natale. A chaque fois, c’est l’occasion de discuter des diverses pratiques culturelles, de faire quelques activités manuelles (costumes de carnaval, papier maché, décorations de St-Valentin) et bien sûr de varier les plaisirs culinaires.

Alors, je vous propose de partager avec vous cette mosaïque colorée et créative dans laquelle nous évoluons. Les essai, découvertes, les pépites, et parfois les échecs fracassants. J’espère que vous vous amuserez autant que nous. Attachez vos ceintures pour un voyage dans le temps et à travers le monde. C’est parti !

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Credit photos: Deux bugnes – © Marie-Lan Nguyen  / Le char du roi du carnaval de Nice, sur la place Masséna, le 24 février 2019 – © Punx / The Carnival in Cologne – © Neva Micheva / Year of the Ox Chinese New Year Parade San Francisco 2009 – © David Yu